Le commissaire de police Delcoz Kindjanhoundé, auteur d'une vidéo défiant le président Patrice Talon, a comparu ce lundi 9 février 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). À la barre, le prévenu a plaidé non coupable et s'est expliqué sur ces vidéos appelant à la révolte contre le régime du président Patrice Talon.
Une première audience pour le policier Delcoz Kindjanhoundé devant la CRIET. Placé en détention préventive depuis le 16 décembre 2026, le prévenu a comparu ce lundi 9 février 2026 pour plusieurs chefs d'accusation dont ceux d'incitation à la rébellion et à la haine et détention illégale d'armes à feu. Convoqué à la barre, l'officier de police ne se reconnaît pas dans les faits mis à sa charge par le parquet spécial près la CRIET.
À l'entame de sa déposition, le prévenu affirme à la Cour avoir été recruté dans l'armée en 2014 avant d'intégrer le corps des gendarmes. Grâce à la fusion de la police et de la gendarmerie intervenue en 2017, il est devenu agent de la police républicaine. « Est-ce que vous avez publié une vidéo ? », lui demande le juge.
À cette question, l'officier de police reconnaît avoir fait cette vidéo. « J'ai appelé le peuple béninois à une révolution démocratique », a-t-il expliqué. Sa réponse a fait réagir le ministère public représenté par le premier substitut du procureur spécial près la CRIET. Le parquet lui demande à quel titre il a fait cette vidéo. « J'ai fait cette vidéo en qualité de simple citoyen », va-t-il répondre.
Suite à cette réponse, le juge chargé du dossier va lui demander : « Est-ce que lorsqu'on est en tenue, on fait ces genres de vidéos ? ». Le prévenu a répondu qu'on pouvait le faire en partie avant de revenir sur les quatre (04) raisons pour lesquelles il a fait cette vidéo.
Pour la première raison, il évoque son combat au front contre le terrorisme. « J'ai été envoyé au front fin 2023. Là-bas, j'ai combattu les terroristes. J'ai vu des hommes mourir au front », a-t-il déclaré. Le prévenu explique qu'il a fait cette vidéo pour respecter l'âme des morts au front contre le terrorisme.
« Est-ce qu'il n'y a pas un autre moyen pour se plaindre ? », va lui demander le juge. Le prévenu va expliquer qu'il a envoyé des fiches de notes à sa hiérarchie qui sont restées sans suite. Le commissaire de police n'aura pas le temps d'évoquer les trois autres raisons qui sous-tendent sa vidéo sur les réseaux sociaux. Le dossier est renvoyé au lundi 20 avril 2026 pour continuation, rapporte l'envoyé spécial de Libre Express.
Les faits
Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux, Delcoz Landry Bignon Kindjanhoundé, commissaire de Police républicaine de première Classe, a menacé de s'en prendre aux institutions républicaines, notamment au président de la République Patrice Talon. Il avait dénoncé la manière dont la lutte contre le terrorisme est menée dans le nord du Bénin.
Le commissaire de police est allé loin, en promettant de mettre en exécution sa menace à une date indiquée par ses soins. Ses déclarations devenues virales sur les réseaux sociaux se sont limitées aux commentaires d' internautes, sans aucune suite dans l'action comme promis par le policier. La police républicaine a rapidement interpellé Delcoz Kindjanhoundé.
Written by Tim Peters and Jakub Przetacznik with Silke Maes.
On 18 December 2025, the European Council agreed to a €90 billion loan to Ukraine to cover the country’s financial needs in the years 2026 and 2027. The European Commission has subsequently presented three legislative proposals to implement the European Council’s decision: (i) a proposal for a €90 billion Ukraine Support Loan financed by the EU except for Czechia, Hungary and Slovakia; (ii) a proposal to amend the Ukraine Facility to use it for the disbursement of the new loan; and (iii) a proposal to amend the EU’s multiannual financial framework to use it as a guarantee for the loan, and to finance the grants used for the borrowing cost subsidy.
The loan will be financed through EU borrowing on the capital markets backed by the EU budget’s headroom. The EU budget will pay for the interest rates and other associated costs for Ukraine.
While €30 billion of the loan are meant to support the Ukrainian budget, €60 billion will be used to strengthen Ukraine’s defence capabilities. The Commission proposal stipulates that defence products financed from the loan should, in principle, originate from the EU, European Economic Area, European Free Trade Area and Ukraine. Only if products are not available there, or cannot be delivered fast enough, can products from other third countries be bought.
In the past, Article 41(2) of the Treaty on European Union had been seen as an obstacle to financing weapons and military equipment from the EU budget. However, as the proposed Ukraine Support Loan is based on Article 212 of the Treaty on the Functioning of the European Union, the rules on the EU’s common foreign and security policy do not apply.
Legislative ProposalsRead the complete study on ‘EU support for Ukraine for 2026-2027‘ in the Think Tank pages of the European Parliament.
Les travaux d'aménagement et de bitumage de la route Alembé–Lopé–Carrefour Leroy Mykouyi ont été officiellement lancés, vendredi 6 février 2026, dans la province de l'Ogooué-Ivindo, au Gabon. La cérémonie a réuni entre autres Hermann Immongault, Vice-Président du Gouvernement et Edgard Moukoumbi, Ministre des Travaux Publics et de la Construction ainsi que Yaya Konaté, directeur général de Porteo BTP Gabon et Papa Amadou Sarr, directeur général du Groupe Porteo.
Démarrage des travaux d'aménagement et de bitumage de l'axe Alembe-Lope-Carrefour Leroy Mykouyi, long de 306 kilomètres. Ce projet structurant est confié à Porteo BTP Gabon, filiale du Groupe Porteo, dirigé par l'homme d'affaires panafricain Hassan Dakhlallah. Cet axe routier constitue un corridor essentiel pour les échanges entre le centre-sud et le nord-est du Gabon. Pour les populations de l'Ogooué-Ivindo, ce projet représente un tournant majeur, tant en matière de mobilité que de développement économique. « La modernisation de l'axe Alembé–Lopé–Carrefour Leroy Mykouyi permettra de réduire significativement les temps de parcours, de sécuriser les déplacements et de soutenir les activités agricoles, forestières et commerciales de la région », souligne Porteo BTP Gabon.
Un outil de désenclavement et de création d'emplois
Au-delà de son impact infrastructurel, le projet se positionne comme un outil stratégique de désenclavement et un levier de développement économique et social. À terme, les travaux mobiliseront environ 1400 hommes et femmes, ainsi que des centaines d'engins et d'équipements. Cette dynamique favorisera la création d'emplois locaux.
Des travaux dans le respect de l'environnement
Selin Porteo BTP Gabon, les travaux seront réalisés dans le strict respect de sa politique QHSE (Qualité, Hygiène, Sécurité et Environnement). Une attention particulière sera accordée à la préservation des écosystèmes, notamment le Parc national de la Lopé, classé au patrimoine mondial de l'Unesco.
Aucune inquiétude n'est donc à signaler quant à l'impact environnemental du projet, les standards de sécurité et de protection de l'environnement étant au cœur de l'intervention de l'entreprise.
À travers ce projet, le Groupe Porteo réaffirme sa vision panafricaine. Comme le souligne son président Hassan Dakhlallah, l'ambition du groupe est de « contribuer à l'émergence d'une Afrique industrielle, autonome et connectée, créatrice de valeur durable pour les États et les populations ».
Avec le lancement des travaux de l'axe Alembé–Lopé–Carrefour Leroy Mykouyi, Porteo BTP Gabon consolide ainsi son positionnement d'acteur de référence dans la réalisation d'infrastructures routières structurantes, au service du désenclavement des territoires, du développement économique local et de l'amélioration du cadre de vie des populations.
Le mercato hivernal est officiellement clos. Ces dernières semaines, de nombreux clubs ont profité de l'occasion pour peaufiner leurs effectifs, combler les lacunes à certains postes et renforcer leur profondeur de banc avant la période cruciale de la saison. Il s'agissait parfois de renforts ponctuels, parfois de rotations susceptibles d'influencer directement l'équilibre des forces dans les championnats et les coupes européennes. 1xBet, le meilleur site de paris sportifs international, vous informe des transferts les plus marquants du mercato hivernal.
Antoine Semenyo (de Bournemouth à Manchester City, 72 M €, Ghana).
L'ancien champion d'Angleterre est actif sur le marché des transferts en janvier pour la deuxième année consécutive, signe d'une volonté de reconstruire la formation au plus vite. Pep Guardiola a besoin d'ailiers capables de distribuer efficacement le ballon en attaque, mais Jérémy Doku et Savinho sont souvent forfaits cette saison. Manchester City a donc réagi dès cet hiver en réalisant un transfert qui figure parmi les cinq plus chers de l'histoire du club. Antoine Semenyo a immédiatement justifié l'investissement : le Ghanéen a enfoncé quatre pions et délivré une offrande décisive lors de ses six premières apparitions avec sa nouvelle équipe.
Marc Guéhi (de Crystal Palace à Manchester City, 23 M €, Angleterre)
Le défenseur anglais souhaitait changer de club l'été dernier et était proche de rejoindre… Liverpool. Son contrat avec Crystal Palace s'est terminé à la fin de la saison 2025/2026, et l'équipe du sud de Londres a tout de même décidé de tirer profit de ce joueur précieux. Manchester City, comme dans le cas de Semenyo, a réagi promptement face aux problèmes d'effectif. Guéhi est appelé à pallier les difficultés rencontrées en défense centrale par les protégés de Guardiola, suite aux blessures de Joško Guardiol, Rúben Dias et John Stones, ainsi qu'à la baisse de régime de Nathan Aké.
Ademola Lookman (d'Atalanta à l'Atlético, 35 M €, Nigeria)
Le Nigérian souhaitait quitter le club de Bergame avant le début de la saison, mais a dû patienter. L'intérêt pour le joueur étant resté élevé, le mercato hivernal a permis à toutes les parties de trouver un accord. Pour l'Atlético, ce transfert semble mûrement réfléchi : le groupe apprécie les schémas hybrides, et Lookman est capable de s'acquitter de plusieurs tâches simultanément en avant : évoluer sur les ailes et entre les lignes, accélérer le jeu et créer un avantage par le dribble. Cependant, il y a un cheveu : tous les joueurs n'adhèrent pas à la philosophie de Diego Simeone. Ce n'est pas un hasard si l'Atlético a non seulement recruté Lookman en janvier, mais a également vendu Conor Gallagher et Giacomo Raspadori.
Endrick (du Real à Lyon, prêt, Brésil)
99 minutes de jeu sans action décisive : tel est le bilan du jeune Brésilien de 19 ans cette saison au Real. Avec un temps de jeu aussi réduit, difficile de parler de progrès, et encore moins d'une intégration réussie au rythme d'un grand club. Il est crucial pour un jeune attaquant de jouer régulièrement, de prendre des décisions sous pression et de gagner en confiance par le jeu, et non par l'entraînement. À Lyon, Endrick a déjà obtenu ce qui lui manquait à Madrid : la confiance. En 431 minutes, il a inscrit 5 buts et délivré 1 assist, confirmant que son potentiel se révèle pleinement lorsqu'il est régulièrement sollicité. À ce stade, il n'est pas en mesure de s'imposer dans l'attaque du Real Madrid, ce qui explique son choix en faveur du plus grand nombre de minutes passées sur le terrain. À son âge, la progression par le jeu est plus importante que le statut et une place dans l'équipe première.
João Cancelo (d'Al Hilal au FC Barcelone, prêt, Portugal)
Le Portugais retourne au FC Barcelone, partenaire officiel de 1xBet, où il avait déjà évolué en prêt lors de la saison 2023/2024. Au sein des Blaugrana, Cancelo occupe le rôle de premier remplaçant sur les deux flancs de la défense. Jules Koundé ne dispose pas d'alternative à son poste, et Gerard Martín est davantage utilisé en défense centrale cette saison, n'étant pas un remplaçant régulier d'Alex Balde. La polyvalence de Cancelo et son expérience au plus haut niveau permettent à Barcelone de combler plusieurs lacunes simultanément, sans restructurer sa défense ni perdre en qualité.
Nous sommes convaincus que notre analyse des principaux transferts de l'hiver vous permettra de mieux comprendre les changements de la donne dans les grands championnats. Suivez les meilleurs joueurs et gagnez avec 1xBet !
Ce lundi 9 février 2026, Roberto MENGONI, nouvel ambassadeur d'Italie près le Bénin a présenté les copies figurées de ses lettres de créance au ministre des Affaires étrangères, Olushegun Adjadi BAKARI.
Un nouvel ambassadeur italien au Bénin. Roberto MENGONI est le diplomate désigné par Rome pour la représenter à Cotonou. Il a présenté les copies figurées de ses lettres de créance au chef de la diplomatie béninoise ce lundi 9 février 2026. Les échanges, selon une publication du ministère des Affaires étrangères, ont porté entre autres sur le renforcement des relations diplomatiques, économiques et commerciales entre le Bénin et l'Italie et sur divers sujets d'intérêt commun.
F. A. A.
Credit: Port Vila Market, Vanuatu – Kevin Hellon / shutterstock.com
By Tobias Ide
Feb 9 2026 (IPS)
The Pacific Island countries are at the frontline of climate change. Their territories mostly consist of small, low-lying islands, with long coastlines and vast ocean spaces between them. Many livelihoods are based on agriculture or fishing, and importing water or food is often infeasible or expensive. This makes those large ocean nations highly vulnerable to the impacts of climate change, such as storms, droughts, and rising sea levels. Analysts have expressed concerns that this can result in various forms of socio-political conflict.
However, the Pacific Island countries have received scarce attention in research on climate change and conflict. This is surprising given the Pacific Island countries’ high climate vulnerability and increasing geopolitical relevance. A few years back, a Nature article did not find a single peer-reviewed study on the climate-conflict nexus in the Pacific. And while recent work added important insights on potential pathways between climate and conflict in the Pacific Island countries, the region remains understudied.
A new study tackles this knowledge gap by systematically collecting data on conflict events (such as protests, riots, and communal violence) in Fiji, Solomon Islands, and Vanuatu. It then determines statistical associations between the occurrence of such conflicts—protests, riots, communal violence etc.—and climate extremes like storms, heatwaves, and floods. The results are surprising.
Climate extremes do not drive conflict risks
The researchers found that climate disasters are not a significant predictor of conflict events. This is true for both cities and rural areas. In cities, high values of (and competition for) land, immigration after disasters, and opportunities for political mobilisation have long been considered to make climate-related conflicts more likely, yet no such statistical signal was detected. Even when looking only at conflicts around natural resources like water or forests, climate extremes are not a good predictor.
These findings could nuance common wisdom about climate change and conflict. Experts from the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) have concluded that climate change increases conflict risks, even though other conflict drivers are more important. Such a linkage is particularly likely in climate vulnerable regions with a history of political instability, and it is also more applicable to low-intensity conflicts like protests (as compared to large-scale violence like civil wars). Yet, the study focuses on such smaller-scale conflict. Fiji, Solomon Island, and Vanuatu are also highly vulnerable to climate change and suffered through political instability (coups, civil war, and unrest) in the past.
How to make sense of the absence of conflict
As a starting point, it is important to clarify three things. First, the absence of conflict does not necessarily imply peace, particularly if those least responsible for climate change suffer most from its consequences. Second, the study focuses on visible and collective forms of conflict. Disasters, but also competition for disaster-related support schemes, might well result in lower-level, less visible forms of conflict, such as household and intimate partner violence or lower social cohesion within communities. Studying these forms of conflict is certainly a key task for future work. Third, evidence is not perfect. The new study, for instance, covers only the period 2012 to 2020, studies just three Pacific Island countries, and could not include rainfall anomalies due to a lack of data.
That said, the absence of a correlation between climate extremes and socio-political conflict events is still noteworthy. It indicates the Pacific Islands have significant levels of agency and resilience. This is not to romanticise local communities and national governments—as everywhere in the world, they have their share of tensions and shortcomings. But the Pacific Island countries possess well-established traditional institutions and, at least in some areas, strong community and civil society networks. Given their remote location, tropical climate, and oceanic geography, they have plenty of knowledge and experience in dealing with climate extremes like droughts, floods, and storms as well. These are important assets for coping peacefully with the impacts of climate change.
Consider the example of Vanuatu after cyclone Pam in 2015. Despite being one of the most intense storms to ever hit the South Pacific, the death toll was relatively low, and the country recovered rather quickly from its impacts. This was the case because local community structures and NGO-led Community Climate Change Committees coordinated well, and they thus played a key role in preparing for the storm and in delivering disaster relief and recovery. These activities did not just utilise but also strengthened traditional social networks. Furthermore, state institutions effectively utilised the inflow of international aid to deal with the cyclone’s impacts, thereby increasing trust in the government. Consequentially, no major conflicts erupted in the aftermath of Pam.
Avoid doomsday thinking – and provide tailored support
Which insights can decision makers draw from these findings?
It is important to avoid doomsday scenarios when thinking about climate change in the Pacific. For sure, the respective countries are highly exposed to and quite vulnerable to climate change. But if policy makers and media portray the Pacific Island countries as helpless victims of climate change and prone to conflict, the consequences are problematic: a lack of economic investment, external support mostly focussed on relocation, and an ignorance of local capacities.
By contrast, emphasising how Pacific communities successfully deal with and maintain peace in the context of climate change provides different perspectives. It highlights how local communities and state institutions (despite not being perfect) have significant capacities for climate change adaptation and bottom-up peacebuilding. National governments and international donors should utilise those capacities by providing tailored support, responding to the needs and priorities of those on the frontline of climate change. Rather than preliminary resignation or relocation, this can support the building of climate-resilient peace.
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Tobias Ide is Associate Professor in Politics and International Relations at Murdoch University Perth. Until recently, he was also Adjunct Associate Professor of International Relations at the Brunswick University of Technology. He has published widely on the intersections of the environment, climate change, peace, conflict and security, including in Global Environmental Change, International Affairs, Journal of Peace Research, Nature Climate Change, and World Development. He is also a director of the Environmental Peacebuilding Association.
This article was issued by the Toda Peace Institute and is being republished from the original with their permission.
IPS UN Bureau
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