La Police républicaine mené une opération nocturne sur le boulevard de la Marina, dans le 12ᵉ arrondissement de Cotonou, pour mettre un terme aux rodéos urbains communément appelés « zéwé ». Bilan de l'intervention : 2 adolescents arrêtés et 18 engins immobilisés.
Les policiers ont investi, dans la nuit du dimanche 1er mars au lundi 2 mars 2026, le boulevard de la Marina. Ce tronçon très fréquenté est devenu ces derniers mois un point de ralliement de jeunes conducteurs adeptes de rodéos urbains ou motorisés communément appelés « zéwé ».
Aux environs de minuit, deux adolescents qui multipliaient les accélérations et démonstrations avec leurs motos sur le boulevard ont été interpellés par la police.
Ils ont été placés en garde à vue et seront présentés au parquet du tribunal de première instance de Cotonou jeudi 05 mars 2026.
Au cours de la même opération, dix-huit motocyclettes ont été contrôlées et mises en fourrière pour vérifications.
La montée des rodéos motorisés à Cotonou inquiète. Des axes comme la Marina, le boulevard Saint-Michel, Akpakpa ou encore les abords de l'aéroport de Cotonou sont régulièrement ciblés pour ces rassemblements nocturnes.
Face à la recrudescence du phénomène, la Police républicaine affiche une ligne dure. Les autorités rappellent que ces exhibitions, souvent relayées sur les réseaux sociaux, exposent leurs auteurs à des poursuites pénales.
Le rodéo motorisé (ou urbain) est un délit consistant à réaliser des acrobaties (wheelings, dérapages) avec un engins à deux ou plusieurs roues, compromettant la sécurité et la tranquillité publiques.
Les auteurs de ce type de délit encourent une peine d'emprisonnement et des amendes.
M. M.
Le tribunal de commerce de Cotonou a prononcé la résiliation d'un contrat de location de titres fonciers opposant la Société Centrale COOP aux sociétés Société ALTERNATIF BTP et Société Togolaise de Travaux et de Commerce (STTC). Le jugement a été rendu le 27 février 2026.
Le litige, qui dure depuis 2022, porte sur le non-paiement de commissions et l'immobilisation de garanties immobilières auprès d'une banque.
Centrale COOP avait mis à disposition trois titres fonciers (situés à Cotonou, Porto-Novo et Lokossa) pour permettre aux entreprises ALTERNATIF BTP et Société Togolaise de Travaux et de Commerce (STTC) d'obtenir une ligne de crédit de 350 millions de FCFA auprès de la banque. En échange, les preneurs devaient verser une commission annuelle de 5%, soit 17,5 millions de FCFA.
Selon les faits consignés dans le jugement, les deux sociétés de BTP n'ont versé que 7 millions de FCFA sur la première année et n'ont jamais restitué les titres à l'échéance prévue le 16 février 2023.
Le Tribunal de commerce de Cotonou a relevé une « inexécution persistante et caractérisée » des conventions.
Pour les juges, le non-paiement des commissions « vide le contrat de sa substance et rompt définitivement l'équilibre » entre les parties.
Le gérant de Centrale COOP a déploré une « privation prolongée et injustifiée de ses biens ».
Appelée en cause, la Banque a tenté en vain de faire dessaisir le tribunal au profit du juge des saisies immobilières. La banque a argué qu'une procédure de réalisation d'hypothèque était déjà en cours suite au défaut de paiement d'Alternatif BTP, dont la dette s'élèverait à plus de 52 millions de FCFA. Le tribunal a toutefois balayé cette exception de connexité, soulignant que la résiliation du bail est une « procédure autonome » qui ne saurait être absorbée par le contentieux de l'exécution forcée.
Le tribunal a condamné solidairement Alternatif BTP et STTC à verser à Centrale COOP la somme de 27 015 027 FCFA. Ce montant correspond aux commissions dues pour la période du 16 février 2024 au 2 septembre 2025.
« Les sociétés preneuses ayant conservé les titres fonciers au-delà du terme contractuel initial (...) la convention doit être regardée comme s'étant poursuivie de fait », précise le jugement N° 012/2026/CJ2/S1/TCC du 27 février 2026. Le tribunal rappelle que « les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites ».
La demande portant sur 28 millions de FCFA, déjà accordée par un précédent jugement en 2025, est déclarée irrecevable pour « autorité de chose jugée ».
La demande de dommages-intérêts supplémentaires a été rejetée. Le tribunal estime que le préjudice est déjà couvert par les commissions accordées.
La décision est susceptible d'appel
M. M.