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Nicéphore Dieudonné Soglo, l'ancien président du Bénin, a « condamné avec la plus grande fermeté » la tentative de coup d'Etat militaire survenue dimanche 7 décembre au Bénin.
Dans une déclaration rendue publique ce lundi 8 décembre, l'ancien président du Bénin et premier président de l'ère démocratique a condamné la tentative de coup d'Etat perpertrée le 7 décembre dernier au Bénin. « J'ai pris connaissance avec consternation et une grande indignation des informations faisant état d'une tentative de coup d'État militaire visant la déstabilisation des institutions de la République du Bénin », a écrit l'ex président du Bénin.
Nicéphore Dieudonné Soglo a salué la réaction rapide des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) qu'il décrit comme les garantes de la stabilité institutionnelle : « Grâce à la bravoure des Forces de Défense et de Sécurité, notre pays a évité le pire. Au prix du sacrifice suprême, elles ont su préserver l'intégrité de la République ». Il souligne que les militaires ont fait preuve de « loyauté » et de « professionnalisme » dans la gestion des événements.
L'ex-président dit également sa proximité avec le chef de l'État en exercice. Nicéphore Dieudonné Soglo a salué « le Président de la République, Patrice Talon, qui a su coordonner avec le Commandant militaire les opérations ayant permis de montrer une fois de plus la solidité de notre pays face à cette épreuve ». Pour lui, la tentative de putsch est injustifiable d'autant plus que le chef de l'État « n'est pas candidat à un 3ᵉ mandat ».
Nicéphore Dieudonné Soglo a appellé à l'unité nationale dans cette période de tension. « J'en appelle au sursaut patriotique, à l'apaisement et à l'unité nationale afin que notre Nation continue d'avancer sur le chemin de la paix, du progrès et de la démocratie », déclare-t-il. Il invite les citoyens à « apporter leur soutien au Président Talon et à son gouvernement ».
L'ancien président a exprimé également sa « profonde tristesse » après l'annonce des pertes en vies humaines. Il a présenté ses condoléances aux familles endeuillées et salué la mémoire des victimes : « Que la mémoire de leurs proches disparus demeure à jamais une source d'inspiration, de force et d'unité pour notre Nation ». Il a adressé un message particulier au général Bertin Bada, dont l'épouse a été tuée lors des événements, la qualifiant d'« amazone des temps modernes ».
Il a souhaité « un prompt et total rétablissement » aux blessés. Nicéphore Dieudonné Soglo a conclu sa déclaration en appelant à la résilience nationale : « Que Dieu protège notre pays et bénisse chacun de ses filles et fils ».
Réuni en Conseil extraordinaire élargi aux Ministres conseillers et haut commandement militaire ce lundi 8 décembre 2025, le gouvernement a fait le point sur la mutinerie du 7 décembre 2025 qui a été « planifiée pour démettre le Président » et renverser l'ordre constitutionnel.
« Le groupuscule de soldats … avait planifié de démettre de ses Fonctions le Président de la République lui-même ». Les mutins visaient aussi à « soumettre les Institutions de la République », selon le point fait sur la mutinerie du 7 décembre en Conseil extraordinaire des Ministres.
La nuit débute vers 2h du matin. Les assaillants se présentent au domicile du général Bertin Bada. Le directeur du cabinet militaire échappe au groupe. Son épouse est mortellement blessée.
Le commandement demande alors un soutien de la base militaire de Togbin. Celle-ci tarde. Le colonel Faïzou Gomina est dépêché sur place, mais il est « violenté et fait otage ». La mutinerie prend corps à la base.
Les mutins poursuivent leur progression. Ils s'en prennent ensuite au général Abou Issa, chef d'état-major de l'Armée de terre. Il résiste mais est enlevé par une « équipe supposément venue en renfort ».
Vers 5h, les assaillants atteignent la résidence présidentielle. La Garde républicaine est en position. De violents échanges s'ensuivent. Le Président assiste aux combats, « aux côtés des éléments de la Garde Républicaine ». Les mutins battent en retraite.
Ils s'emparent alors de la Télévision nationale. Ils y lisent une déclaration avant d'être délogés. Puis tentent de rouvrir un front à Togbin. L'armée loyaliste encercle la base.
Pour éviter un affrontement lourd en zone habitée, des « frappes aériennes ciblées, chirurgicales » sont décidées. Les mutins fuient. Plusieurs sont arrêtés.
Le général Abou Issa et le colonel Gomina sont finalement libérés à Tchaourou lundi à l'aube.
M. M.