La chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a infirmé le lundi 23 février 2026 le jugement rendu en première instance qui condamnait l'ex-commissaire de police de Kompa, Maxime Adjidowé à 24 mois de prison ferme. L'officier est relaxé au bénéfice du doute.
Le verdict est tombé dans le procès en appel de l'ex-commissaire de Kompa et un autre policier poursuivis devant la CRIET. Lors d'un jugement rendu en première instance le jeudi 5 décembre 2024, le juge avait requalifié les faits de trafic d'influence reprochés aux deux prévenus en complicité de trafic d'influence.
Pour ces faits, l'ex-commissaire de police Maxime Adjidowé et le sous-brigadier de police Moïse Barouka ont été reconnus coupables de complicité de trafic d'influence. Ainsi, le commissaire de police Maxime Adjidowé avait écopé de 24 mois de prison ferme et de 200 000 FCFA d'amendes. Quant à Moïse Baruka qui a affirmé tout au long du procès avoir menti sur le compte de l'ex-commissaire de Kompa, il a écopé de 12 mois de prison fermes et de 200 000 FCFA d'amendes.
Le jugement cassé en appel
Après le verdict rendu par le premier juge, l'ex-commissaire de police de Kompa dans la commune de Karimama a interjeté appel. Au cours du procès en appel , les débats ont révélé que les faits qui lui sont reprochés n'étaient pas établis. Certains qui l'accusaient dont l'ex-deuxième adjoint au maire de Karimama d'avoir pris de l'argent pour libérer un gardé à vue ont choisi la dénégation devant la Cour.
Le Sous-brigadier qui a écopé d'un an de prison lors du premier jugement et libéré depuis mai 2025 ne s'est pas présenté lors du procès en appel. L'ex-premier adjoint au maire de Karimama ainsi que l'ex-directeur départemental de la police républicaine de l'Alibori ont tous été entendus par les juges de la chambre d'appel de la chambre. Ces derniers ont affirmé qu'ils n'existaient aucune preuve que l'officier a pris de l'argent pour libérer un gardé à vue.
L'ex-Directeur départemental de la police républicaine de l'Alibori a même affirmé que le jour de la prétendue remise de fonds à l'ex-commissaire de Kompa, ce dernier n'était pas à son poste mais à une réunion de commandement à Kandi.
Dans le verdict rendu le lundi 23 février 2026, la chambre d'appel de la CRIET a infirmé en partie la décision de condamnation et a relaxé au bénéfice du doute l'ex-commissaire de police de Kompa Maxime Adjidowé. Elle a néanmoins confirmé en toutes ses autres dispositions le jugement rendu par le premier juge en décembre 2024, rapporte l'envoyé spécial de Libre Express.
Les faits reprochés
Dans ce dossier, il a été reproché au commissaire de police de Kompa et au policier d'avoir libéré un jeune homme de 33 ans présumé voleur et une dame présumée receleuse interpellés dans une affaire de vol de pagnes et placés en garde à vue. Ceci, contre le paiement d'une somme d'argent
Selon les faits, la famille de la supposée receleuse aurait payé une somme de 300.000 francs CFA au commissaire de Kompa Maxime Adjidowé pour obtenir la libération de cette dernière. Le jeune homme accusé de vol et placé en garde à vue du 15 au 17 avril 2024 a aussi été remis en liberté avec contrainte de se présenter tous les jeudis. Il est notamment reproché au commissaire de n'avoir pas fait la procédure requise en la matière. Les mis en cause ont toujours rejeté les faits.