Par décret présidentiel en date du 03 décembre 2025, le Grand Maître des Ordres nationaux, Patrice TALON, a procédé à une vague de nominations et de promotions à titre normal et civil au sein de l'Ordre national du Bénin. Cette distinction honore 156 personnalités issues de diverses institutions de la République (Présidence, Assemblée nationale, Cour suprême) et de nombreux ministères sectoriels. Les récipiendaires se répartissent en trois catégories : 01 Grand-officier, 04 Officiers et 151 Chevaliers, récompensés pour leurs services rendus à la Nation. LISTE...
1xBet, le meilleur site de paris sportifs international, sponsor officiel de la Coupe d'Afrique des nations TotalEnergies 2025, revient sur les matchs captivants du 14 janvier qui détermineront les deux finalistes de la compétition et rappelle l'importance d'une approche responsable et équilibrée envers les paris.
Sénégal – Égypte, 14 janvier
Les « Pharaons » tenteront de prendre leur revanche sur les « Lions de la Téranga » après leurs déroutes en 2022 : aux tirs au but lors de la CAN et en barrages pour la qualification à la Coupe du monde. La tâche s'annonce ardue : le Sénégal bénéficie d'une fraîcheur physique optimale, après avoir battu le Soudan et le Mali en barrages dans des conditions favorables, et dispose d'un jour de récupération supplémentaire après les quarts de finale. Alors que l'Égypte a livré une véritable bataille à la Côte d'Ivoire, et avant cela, en huitièmes de finale, elle avait dû courir pendant 120 minutes face au Bénin.
Sadio Mané reste le leader de l'équipe du Sénégal. Durant cette édition, l'ancien attaquant de Liverpool a inscrit un but et délivré trois passes décisives. Les « Lions de la Téranga » disposent d'un plus large éventail de joueurs de haut niveau que l'actuelle sélection égyptienne. Mais les Nord-Africains peuvent compter sur Mohamed Salah, qui réalise un parcours impeccable : quatre pions et un assist en quatre apparitions. Le rôle du joueur de Liverpool est primordial, tant sur le terrain que dans les vestiaires. Les Sénégalais ne doivent pas non plus oublier Omar Marmoush, auteur de deux réalisations.
L'Égypte est considérée comme outsider, mais ce rôle lui convient parfaitement. Les « Pharaons » ont du caractère et de la discipline, et la volonté de Salah, âgé de 33 ans, de remporter la Ligue des champions d'Afrique pour la première fois de sa carrière, pourrait bien être l'un des facteurs clés de leur succès.
Cotes : V1 - 2,23, X - 3,035, V2 - 4,12. Qualification pour la finale : Sénégal - 1,51, Égypte - 2,39
Maroc – Nigeria, 14 janvier
Ce match oppose la meilleure défense (le Maroc n'a encaissé qu'un seul but) à la meilleure attaque (le Nigeria a scoré 14 fois). Les « Super Eagles », qui avaient concédé 4 buts en phase de groupes, ont retrouvé leur équilibre lors des barrages. Face au Mozambique (4-0) et à l'Algérie (2-0), ils n'ont concédé que 5 tirs cadrés, tandis que leur gardien, Stanley Nwabali, a affiché 0 parade à son compteur - il n'y a eu rien à arrêter pendant toute la partie. Le finaliste de la précédente CAN pourrait toutefois s'écarter de son cap suite à la suspension de son milieu défensif clé, Wilfred Ndidi. Ndidi est peut-être même plus monumental pour les Nigérians que le blessé Azzedine Ounahi pour les « Lions de l'Atlas ».
L'arrière-garde marocaine, étant devenue une véritable révélation lors de la Coupe du monde 2022, n'a pas encore affronté d'adversaires aussi redoutables dans ce tournoi que Victor Osimhen (4 pions, 2 assists), Ademola Lookman (3 pions, 4 assists) et Akor Adams (2 pions, 2 assists, auteur de toutes les actions décisives en séries éliminatoires). Du côté des hôtes, on retrouve le brillant Brahim Díaz à la pointe, qui a marqué lors de chacun des 5 matchs, tandis qu'Ayoub El Kaabi n'a pas encore trouvé le chemin des filets en séries éliminatoires. Outre ce duo, seul Ismaël Saibara a scoré pour les « Lions de l'Atlas ».
Cotes : V1 - 2,363, X - 3,155, V2 - 3,565. Qualification pour la finale : Maroc - 1,6, Nigeria - 2,19
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Initiateur de « Ouidah 92 » qui a ouvert la voie aux actuels Vodun Days, une célébration annuelle qui a pris une dimension nationale et internationale, le premier président du renouveau démocratique, Nicéphore Dieudonné SOGLO, a fait le déplacement de Ouidah pour assister aux manifestations nationales entrant dans le cadre de l'édition 2026 des Vodun Days. Ainsi, dans la soirée du vendredi 9 janvier 2026, l'ancien Président de la République du Bénin a pris part à la grande messe œcuménique du vendredi soir à la plage de Ouidah. Aux côtés des plus hautes autorités de la république, l'ancien président Nicéphore Dieudonné SOGLO a suivi en personne les grands axes de cette cérémonie internationale qui a connu la participation effective des festivaliers venus du Brésil, de la Finlande, etc. C'est au cours de cette cérémonie que les prédictions du Tofa 2026 ont été révélées par les grands prêtres. Emerveillé par le tableau artistique, l'ancien Chef d'Etat s'est félicité des grandes innovations des Vodun Days et surtout de l'investissement du Président Talon à promouvoir la valorisation de notre richesse culturelle. Le Président Nicéphore SOGLO s'est par ailleurs félicité d'avoir la chance de vivre la continuité sous d'autres formes de l'événement culturel majeur, initié et lancé en 1992, et qui a abouti au Festival Mondial des Arts et Cultures Vodoun en 1993, visant à valoriser le patrimoine vodou béninois, institutionnaliser la fête du Vodoun (10 janvier) et promouvoir le tourisme culturel, marquant un tournant pour l'identité culturelle du Bénin. Au terme de cette cérémonie, l'ancien Président Nicéphore Dieudonné SOGLO a présenté ses félicitations au Président Patrice Talon pour avoir réussi à faire de Ouidah le carrefour de la valorisation de notre richesse culturelle, mais surtout d'avoir transformé Ouidah et le Bénin. En 1992, alors président du Bénin, Nicéphore Soglo a lancé le projet « Ouidah 92 » qui avait pour objectif de reconnaître l'universalité du vodou, valoriser la culture béninoise, restaurer la paix interreligieuse et attirer le tourisme culturel. L'initiative a conduit au vote d'une loi faisant du 10 janvier une fête légale pour le vodou au Bénin. Initialement prévu en décembre 1992, le premier festival a eu lieu du 8 au 18 février 1993 à Ouidah, sous le nom de Festival Mondial des Arts et Cultures Vodoun. Cet événement a permis la construction d'infrastructures mémorielles à Ouidah, comme le mémorial de Zumbodi et la porte du Non-Retour.
Quelques images
La Police républicaine accroît ses capacités d'anticipation et de réaction dans la sécurisation du territoire béninois.
4 aéronefs de type ULM (ultra-léger motorisé) ont été intégrés aux moyens opérationnels de la Police républicaine. Ces appareils légers et maniables sont destinés à renforcer la surveillance du territoire.
Selon les autorités policières, ces aéronefs permettront des interventions plus rapides. Ils pourront survoler aussi bien les zones urbaines que rurales. L'objectif est d'améliorer la collecte d'informations et la coordination au sol.
Les appareils ont déjà fait l'objet de tests opérationnels. Déployés lors des Vodun Days 2026, ces aéronefs ont contribué à la surveillance des rassemblements et des flux de populations.
Cette dotation s'inscrit dans une dynamique de modernisation des forces de sécurité. Elle vise notamment la lutte contre la criminalité et l'insécurité routière. La Police républicaine entend ainsi accroître sa capacité d'anticipation et de réaction.
M. M.
Axel Merryl, jeune artiste béninois multi‑facettes, a été couronné meilleur artiste masculin africain contemporain lors de la neuvième édition des All Africa Music Awards (AFRIMA), dimanche 11 janvier 2026 à Lagos, au Nigeria.
Sacré meilleur artiste africain contemporain aux AFRIMA 2026 le 11 janvier à Lagos, l'artiste béninois Axel Merryl s'est dit ému par cette distinction.
« Famille, sur mon trophée c'est écrit ‘meilleur artiste africain contemporain'. Merci encore pour vos votes », a-t-il écrit sur les réseaux sociaux, saluant le soutien de ses fans et de ses collaborateurs, notamment Mia Guisse et Bass Thioung du Sénégal, à l'origine du titre à succès « Titulaire », qui a dépassé 20 millions de vues.
Axel Merryl a encouragé sa communauté à pousser ce chiffre jusqu'à 30 millions de vues.
Axel Merryl devient le premier artiste béninois masculin à remporter ce prix et le deuxième artiste béninois, après Angélique Kidjo en 2014.
https://www.facebook.com/watch/?v=917263380748711
Né au Bénin en 1996, Axel Merryl s'est d'abord fait connaître comme humoriste et créateur de contenu numérique, cumulant des millions de vues sur YouTube grâce à ses vidéos comiques. Progressivement, il a élargi son registre artistique à la musique, mêlant influences contemporaines et rythmes africains, et collaborant avec des artistes de la région ouest-africaine.
Le succès de « Titulaire » témoigne de l'ampleur de la popularité de Axel Merryl et de sa capacité à créer des œuvres qui résonnent au-delà des frontières du Bénin, confirmant sa montée en puissance sur la scène musicale africaine.
M. M.
Milices d'autodéfense, réseaux criminels, groupes jihadistes : au Sahel central, la violence armée s'exerce de moins en moins sous l'autorité exclusive de l'État. Elle ne se contente plus d'affronter le pouvoir central ; elle s'insère dans les économies locales, administre la contrainte, prélève l'impôt informel et finit par façonner une gouvernance parallèle. Cette privatisation progressive de la violence redéfinit en profondeur les équilibres sécuritaires, politiques et sociaux de la région.
Une intensification documentée de la violence armée
Au Burkina Faso, au Mali et au Niger, les données disponibles confirment une dynamique alarmante. Selon une communication publique du Africa Center for Strategic Studies, plus de 400 attaques ont été enregistrées dans le Sahel central entre avril et juillet 2025, causant 2 870 morts. Ces chiffres illustrent une violence continue, marquée par la multiplication des acteurs impliqués et par la diffusion géographique des affrontements. La conflictualité ne se limite plus à des zones rurales isolées. Elle s'étend désormais le long des axes routiers, autour des marchés, des sites aurifères artisanaux et des zones de transhumance, là où circulent à la fois les biens, les hommes et les ressources financières.
Quand la violence devient une activité économique
L'un des traits les plus marquants de cette phase du conflit tient à l'hybridation des pratiques. Le groupe armé n'est plus seulement un acteur idéologique ou insurgé ; il devient un opérateur économique. Dans de nombreuses zones, la présence armée se traduit par une taxation informelle des commerçants, des éleveurs ou des exploitants de mines artisanales.La protection devient un service imposé, l'accès aux routes une marchandise, et la survie une négociation permanente. Cette économie de la contrainte brouille les catégories classiques de l'analyse sécuritaire : traiter systématiquement ces groupes comme des organisations terroristes peut conduire à une réponse exclusivement militaire, souvent inefficace ; les réduire à de simples réseaux criminels revient à sous-estimer leur emprise territoriale et sociale.
Une gouvernance armée dans les interstices de l'État
La fragmentation sécuritaire s'accompagne d'une recomposition des formes d'autorité. Là où l'État est absent ou perçu comme lointain, certains groupes armés arbitrent les conflits locaux, imposent des règles et rendent une justice expéditive mais visible. Cette gouvernance armée ne remplace pas l'État : elle le concurrence. Elle s'installe dans les interstices laissés vacants par les institutions publiques, parfois en s'appuyant sur des normes coutumières détournées, parfois en les supplantant par la force. La population, prise entre plusieurs pouvoirs, s'adapte souvent par pragmatisme plus que par adhésion.
Le droit face à l'épreuve du terrain
Sur le plan juridique, le contraste est frappant. Les États du Sahel disposent de cadres pénaux réprimant l'association de malfaiteurs, le terrorisme et la détention illégale d'armes. Pourtant, l'application du droit demeure fragile. L'obstacle n'est pas tant l'absence de textes que la faiblesse des chaînes judiciaires : difficulté de collecter des preuves en zones insécurisées, protection insuffisante des témoins, rupture de la chaîne de garde, absence durable de l'État sur certaines portions du territoire.À cela s'ajoute une lenteur structurelle de la coopération régionale. Là où un groupe armé franchit une frontière en quelques heures, une procédure judiciaire transnationale peut prendre des semaines, voire des mois. Cette asymétrie de temps et de moyens bénéficie presque systématiquement aux acteurs violents.
Financer, recruter, durer
La question du financement constitue l'un des nœuds de la violence privatisée. Les enquêtes de terrain menées par des chercheurs et des ONG montrent des circuits imbriqués : taxation locale, contrôle de mines artisanales, prélèvements sur les axes de circulation, alliances opportunistes avec des réseaux criminels transnationaux. Ces flux ne sont pas accessoires ; ils conditionnent la capacité des groupes armés à durer, à recruter et à s'ancrer localement. Le recrutement, justement, révèle une autre dimension de la crise. Les jeunes ruraux, souvent privés d'éducation, d'emploi et de services de base, constituent un vivier vulnérable. L'adhésion n'est pas toujours idéologique : elle peut être contrainte, opportuniste ou dictée par la survie. Dans ce contexte, la frontière entre victime et acteur armé devient poreuse.
Les civils, premières victimes de la violence privatisée
Ce sont les populations civiles qui paient le prix le plus élevé. Commerçants soumis à des prélèvements multiples, femmes exposées à l'insécurité quotidienne, déplacés contraints de fuir à répétition, communautés rurales prises en étau entre forces étatiques et groupes armés. La violence privatisée ne se contente pas de tuer ; elle désorganise durablement les sociétés locales et alimente les cycles de pauvreté et de déplacement.
Une crise de l'autorité publique avant tout
Ce que révèle cette dynamique, au fond, c'est moins une crise sécuritaire qu'une crise de l'autorité publique. Tant que l'État ne sera pas en mesure d'assurer une présence effective — justice, services, protection — la violence continuera de s'organiser comme une activité rentable et structurante. La réponse ne saurait être uniquement militaire. Elle suppose une reconstruction patiente des institutions, une coopération régionale réellement opérationnelle et une prise en compte des dimensions économiques et sociales du conflit. Au Sahel central, la violence ne s'est pas seulement militarisée ; elle s'est privatisée. Et tant que cette réalité ne sera pas pleinement intégrée aux stratégies publiques, elle continuera de façonner, dans l'ombre, une gouvernance concurrente fondée sur la force plutôt que sur le droit.
En Afrique, l'insécurité ne relève pas uniquement de la violence armée. Elle s'enracine aussi dans l'érosion progressive des institutions civiles, la concentration du pouvoir exécutif et l'affaiblissement des contre-pouvoirs. En 2025, la dégradation de la gouvernance apparaît comme l'un des facteurs les plus structurants de l'instabilité durable, à rebours de certains États où la solidité institutionnelle a permis de contenir les tentatives de rupture de l'ordre constitutionnel.
Une tendance continentale clairement établie
Les données publiées par le Africa Center for Strategic Studies montrent une évolution nette : le nombre d'États africains classés comme démocratiques recule, tandis que les régimes hybrides ou autoritaires progressent. Cette transformation institutionnelle s'accompagne d'une détérioration des indicateurs de sécurité, notamment dans les pays où les mécanismes de contrôle parlementaire, judiciaire et médiatique ont été affaiblis. Contrairement à une idée persistante, la centralisation du pouvoir ne produit pas automatiquement une meilleure efficacité sécuritaire. Les comparaisons régionales indiquent même que les États où l'espace civique s'est le plus refermé figurent parmi ceux où la violence armée progresse le plus rapidement, qu'elle prenne la forme d'attaques jihadistes, de violences communautaires ou de criminalité organisée.
L'urgence sécuritaire comme mode de gouvernement
Dans plusieurs pays, l'insécurité a servi de justification à l'installation durable de régimes d'exception : états d'urgence prolongés, restrictions des libertés publiques, marginalisation des acteurs civils. Présentée comme transitoire, cette gouvernance par l'urgence tend à s'inscrire dans le temps long. Elle affaiblit la confiance entre l'État et les citoyens et réduit la capacité des institutions locales à prévenir les conflits avant qu'ils ne s'aggravent. Les recherches en sciences sociales et en santé publique, notamment celles mobilisées par l'INSERM, rappellent que l'exposition prolongée à un climat d'insécurité politique et de défiance institutionnelle a des effets mesurables : stress chronique, repli communautaire, fragilisation du lien civique. Autant de facteurs qui nourrissent, à moyen terme, les cycles de violence.
Le Bénin, une résilience institutionnelle sous vigilance
Dans ce contexte régional dégradé, le Bénin se distingue par une stabilité institutionnelle relative. Celle-ci ne relève ni d'une exception structurelle ni d'une absence de menaces. Elle repose sur la continuité de l'ordre constitutionnel, la solidité de la chaîne institutionnelle et le maintien de canaux de dialogue politique, y compris dans un environnement régional sous tension. L'échec d'une tentative de coup d'État a constitué un test majeur pour cette architecture institutionnelle. La réponse apportée — prioritairement judiciaire et institutionnelle — a permis de contenir la crise sans basculer dans une militarisation excessive du champ politique. Ce choix a renforcé la lisibilité de l'action publique, tout en contribuant à préserver la confiance des partenaires régionaux et internationaux.
Les analyses du Africa Center soulignent que les États dont la gouvernance demeure lisible, prévisible et ancrée dans des cadres régionaux coopératifs disposent d'une capacité accrue à absorber les chocs sécuritaires. À cet égard, l'ancrage du Bénin dans les mécanismes de coopération ouest-africains constitue un facteur de résilience, tant sur le plan sécuritaire qu'économique.
Sécurité et gouvernance, une équation indissociable
La tendance observée en 2025 rappelle une réalité essentielle : la sécurité ne se décrète pas uniquement par la contrainte. Elle se construit dans la durée, à travers des institutions crédibles, une justice fonctionnelle et des politiques publiques capables d'anticiper plutôt que de réagir dans l'urgence. Là où la gouvernance se délite, l'insécurité trouve un terrain favorable. À l'inverse, là où l'État demeure présent, responsable et coopératif — y compris face aux tentatives de déstabilisation — la violence peine à s'installer durablement. Le cas béninois illustre ainsi, à contre-courant de certaines dynamiques régionales, que la résilience institutionnelle demeure l'un des remparts les plus efficaces contre l'insécurité chronique.
Le 8 janvier rappelait le triste anniversaire de l'attaque ayant coûté la vie à 28 soldats béninois à la frontière avec le Niger et le Burkina Faso. Marquant un tournant dans la perception du risque sécuritaire, cette tragédie a suscité un sentiment de revanche et de reconquête au sein des forces armées. Depuis le Bénin a intensifié sa politique de défense. Érigeant l'opération Mirador en rempart contre l'expansion djihadiste venant du nord, de nouveaux succès opérationnels on marqué ce début d'année.
L'anniversaire du 8 janvier rappelle la fragilité du Nord bénin. Frappé en permanence par des groupes djihadistes notamment le JNIM, affiliés à Al‑Qaïda, qui exploitent la faiblesse du Sahel pour infiltrer le nord du Bénin. En réponse, le Bénin a lancé en 2022 l'opération Mirador, déployant initialement 3 000 soldats pour sécuriser les zones frontalières, ce dispositif a été renforcé par le recrutement de 5 000 militaires supplémentaires. Le président Patrice Talon, dans son allocution du 31 décembre 2025, a souligné la nécessité de « ne céder aucun centimètre carré » du territoire, rappelant l'engagement du commandement à protéger la nation. Que ce soit contre les ennemis extérieurs ou intérieurs, les forces armées ont su protéger la nation face à des tentatives de coups d'États et de déstabilisation, démontrant sa résilience face à l'adversité.
L'opération Mirador : une dynamique de force
Les Forces Armées Béninoises (FAB) ont démontré une capacité croissante de neutralisation des menaces. Entre octobre et décembre 2025, elles ont éliminé 45 terroristes et arrêté 7 suspects, saisissant armes, motos et carburant. Au mois de septembre 2025, une double offensive dans les parcs nationaux du Pendjari et du W a permis de neutraliser 6 combattants, avec la saisie d'un important arsenal. Des combats terrestres appuyés par des hélicoptères ont, quant à eux, permis de « neutraliser une vingtaine d'éléments armés » dans le parc W, en ce début d'année, témoignant d'une coordination aéro‑terrestre efficace. Ces opérations, coordonnées entre hélicoptères, unités au sol et renseignement, illustrent la capacité croissante des FAB à mener des missions multidimensionnelles dans des zones reculées, ne laissant aucun sanctuaire aux groupes terroristes.
La promotion de nouveaux officiers, dont 73 jeunes diplômés de l'École nationale des officiers, illustre la volonté de professionnaliser la chaîne de commandement, tandis que les nominations des généraux Fructueux A. GBAGUIDI et Dieudonné D. TÉVOÈDJRÈ renforcent le leadership stratégique. Le Bénin, grâce à une stratégie combinant recrutement intensif, modernisation du matériel et opérations coordonnées, montre une capacité accrue à projeter sa puissance jusqu'aux confins du pays, contrastant avec la détérioration sécuritaire de ses voisins. Si la sécurité reste un enjeu majeur de cette nouvelle année, le Bénin démontre la poursuite logique du succès de ses opérations militaires.
Omar SYLLA !
X : @Le_Ndar_Ndar
6 personnes dont un cuisinier ont été interpellées par la police dans l'arrondissement de Pahou pour une affaire de vol d'or.
La police béninoise a ouvert une enquête à la suite d'une plainte déposée par un employeur nigérian au lendemain des fêtes du nouvel an. Le plaignant a signalé la disparition de 163 grammes d'or à son domicile au Nigéria.
Selon les enquêteurs, le suspect est un cuisinier béninois. Il aurait profité de son accès régulier au domicile pour dérober aux premières heures du 1er janvier 2026, l'or dans l'armoire de son employeur.
Le cuisinier aurait revendu l'or à six millions six cent cinquante-deux mille (6 652 000) FCFA au Nigéria avant de regagner le Bénin.
La traque menée par la police a permis de localiser un premier suspect le 7 janvier 2026, au quartier Bazoumpka, à Pahou.
Au cours de son audition, celui-ci a reconnu son rôle. Il a également fait état de l'intervention d'autres personnes dans l'opération.
Les enquêteurs ont alors procédé à de nouvelles interpellations. Des fonds issus de la revente ont été saisis dans une auberge.
Le montant récupéré est estimé à près de deux millions (2 000 000) FCFA.
Au total, six personnes sont mises en cause pour vol et complicité. Elles seront présentées au Procureur de la République ce mardi 13 janvier 2026.
M. M.
La police a démantelé un réseau spécialisé dans le vol et le recel de câbles électriques au sein de la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ). L'opération a été menée le lundi 12 janvier 2026 par le Commissariat spécial de la zone.
Un réseau impliqué dans le vol et la revente de câbles électriques a été démantelé dans la Zone industrielle de Glo-Djigbé.
Tout est parti d'un contrôle effectué dans la matinée du lundi 12 janvier 2026 dans l'un des entrepôts du site industriel.
Le comportement d'un employé du site industriel a attiré l'attention de la sécurité privée. Lors de la fouille, deux rouleaux de câbles électriques en cuivre d'une longueur estimée à environ soixante-dix mètres ; une lame de scie ont été découverts dans son sac à dos.
Face à la situation, l'individu a tenté de quitter les lieux. Il a été intercepté peu après par les agents présents.
Le suspect a reconnu son implication. Il a décrit un procédé reposant sur le vandalisme des installations électriques à l'intérieur des entrepôts.
Les informations recueillies ont permis aux forces de l'ordre d'élargir leurs investigations. D'autres personnes soupçonnées d'appartenir au même réseau ont été interpellées dans les localités de Tangbo Djèvié et de Godomey.
Au total, 4 individus ont été arrêtés, dont deux présumés receleurs.
Les personnes mises en cause seront présentées au Procureur de la République.
M. M.
Le député Soumaïla Sounon Boké, membre du parti d'opposition Les Démocrates (LD), comparaît ce mardi 13 janvier 2026 devant la Cour de Répression des Infractions Economiques et du Terrorisme (CRIET). Après l'ouverture du procès, le dossier est renvoyé au 24 février 2026.
Poursuivi pour apologie de crime contre la sûreté de l'État, incitation à la haine et à la violence et harcèlement par voie électronique, le procès du député Soumaïla Sounon Boké s'est ouvert ce mardi 13 janvier 2026 à la Cour de Répression des Infractions Economiques et du Terrorisme (CRIET).
L'élu est soupçonné d'avoir relayé, via des groupes, des messages favorables au renversement des institutions lors de la tentative de coup d'État du 7 décembre 2025.
A la barre, le député a nié toute intention de déstabilisation du régime, contestant l'interprétation faite des messages qui lui sont reprochés. « Je ne vois pas l'opportunité de faire un coup d'État à un président qui a décidé de quitter le pouvoir. Le message a été envoyé par inadvertance dans le groupe », a-t-il déclaré devant les juges, en référence à l'annonce par le président Patrice Talon de ne pas briguer un nouveau mandat.
Après l'ouverture du procès, le dossier est renvoyé au 24 février 2026.
Arrêté le 23 décembre 2025 à Cotonou, Soumaïla Sounon Boké avait été placé en détention provisoire à la prison civile de Missérété. Une mesure vivement contestée par son parti, qui dénonce une violation de son immunité parlementaire. Les Démocrates estiment que l'arrestation de leur élu s'inscrit dans un contexte de pressions politiques accrues à l'encontre de l'opposition.
La tentative de coup d'État du 7 décembre 2025, rapidement avortée, avait vu un groupe de militaires annoncer à la télévision nationale la chute du pouvoir en place, avant d'être neutralisé par les forces loyalistes. Plusieurs dizaines de personnes, civils et militaires, avaient été interpellées dans les jours suivants.
M. M.
Le Bénin s'apprête à produire à nouveau du pétrole !
Le champ offshore de Sèmè, à l'arrêt depuis 1998, va reprendre ses activités après près de trois décennies d'interruption. L'annonce a été faite par Akrake Petroleum, opérateur du projet.
Le démarrage de la production est attendu fin janvier 2026. Le champ de Sèmè avait produit du brut dans les années 1980 et 1990. L'exploitation avait cessé en raison de la baisse des prix mondiaux du pétrole.
Les installations sont désormais en place.
Une unité mobile de production offshore et un navire de stockage flottant ont été déployés sur le site. Les travaux portent sur l'achèvement du puits AK-2H, destiné à la production, ainsi que sur un nouveau puits d'exploration. Ces travaux visent à évaluer le potentiel des réservoirs plus profonds.
La production initiale est estimée à environ 15 000 barils par jour. Akrake Petroleum détient 76 % des parts du projet. L'État béninois en possède 15 %, aux côtés de la société locale Octogone Trading, actionnaire à 9 %.
Cette reprise marque le retour du Bénin dans le cercle des pays producteurs de pétrole, après 27 ans d'absence. Elle s'inscrit dans la volonté des autorités de diversifier les sources de revenus et de renforcer le secteur énergétique national.
Découvert à la fin des années 1960 par la compagnie Union Oil, le champ de Sèmè a été développé dans les années 1970 par la société norvégienne Saga Petroleum. Il a produit environ 22 millions de barils entre 1982 et 1998, avant l'arrêt des opérations dans un contexte de baisse des prix du pétrole.
M. M.
Le Benin–Nigeria Business Forum (BNBF), plateforme stratégique de rencontres, d'échanges et d'opportunités d'affaires entre le Bénin et le Nigéria aura lieu les 26 et 28 janvier 2026, dans les villes d'Abuja et de Lagos. Les inscriptions ouvertes dans le cadre de ce grand rendez-vous d'affaires entre opérateurs économiques béninois et nigérians, et acteurs économiques de la diaspora béninoise au Nigéria, se poursuivent jusqu'au jeudi 15 janvier prochain.
Grande opportunité pour les investisseurs nigérians et la diaspora béninoise au Nigéria en quête d'une destination sûre pour mener leurs affaires dans la sous-région ouest africaine. Ils sont invités à participer massivement au Benin–Nigeria Business Forum, qui est une plateforme stratégique de dialogue économique, de partenariats et d'investissements entre le Bénin et le Nigéria, en s'inscrivant via le lien https://bnbf2026.com/inscription, au plus tard le jeudi 15 janvier 2026. Ce forum, en plus des rencontres B2B ciblées qu'il offre aux participants, leur permettra également d'avoir une meilleure compréhension de l'écosystème économique béninois, et d'identifier des opportunités concrètes et immédiatement exploitables.
A propos du Benin–Nigeria Business Forum
Le Benin–Nigeria Business Forum est un grand rendez-vous d'affaires initié pour rapprocher les acteurs économiques du Bénin et du Nigéria et la diaspora béninoise vivant au Nigéria. Il vise à renforcer les relations économiques et commerciales entre les deux pays ; promouvoir le Bénin comme destination d'investissement compétitive ; mettre en lumière les opportunités offertes par la Zone Industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), hub industriel béninois en pleine expansion ; et faciliter la création de partenariats stratégiques B2B entre opérateurs économiques béninois et nigérians. Le BNBF permettra également de mettre en avant le rôle stratégique de la Caisse des Dépôts et Consignations du Bénin (CDC BÉNIN), dans le financement des projets structurants et ses initiatives en faveur de la diaspora béninoise. C'est un évènement majeur qui va mobiliser les hommes d'affaires et investisseurs nigérians, qu'il s'agisse des industriels, des promoteurs immobiliers et logistiques, des acteurs de l'agro-industrie, du textile, de la transformation et de l'énergie, de même que des investisseurs à la recherche de nouveaux marchés dans la région Afrique de l'Ouest.
Les entrepreneurs béninois de la diaspora vivant au Nigeria qui désirent investir au Bénin pour créer ou relocaliser de nouvelles unités industrielles, y sont également attendus.
Le Benin–Nigeria Business Forum est co-organisé par la Zone industrielle de Glo-Djigbé ; l'Agence de Promotion des Investissements et des Exportations (APIEx) ; la Caisse des Dépôts et Consignations du Bénin ; et l'African Export-Import Bank (AFREXIMBANK). Il bénéficie de l'appui des institutions publiques et privées de premier plan, engagées dans la promotion du commerce, de l'investissement et de l'industrialisation en Afrique de l'Ouest. Des partenaires institutionnels, techniques et financiers majeurs, nationaux et internationaux sont mobilisés dans le cadre du BNBF pour accompagner les investisseurs et faciliter la concrétisation de projets d'affaires entre le Bénin et le Nigeria.
Cette première édition du Benin–Nigeria Business Forum est organisé en partenariat avec l'Ambassade du Bénin au Nigéria, la Chambre de commerce et d'industrie du Bénin (CCI Bénin), le Conseil national du patronat (CNP Bénin), la Fédération ouest africaine des chambres de commerce et d'industrie (FEWACCI), la Chambre de commerce et d'industrie d'Abuja (ACCI), la Chambre de commerce et d'industrie de Lagos (LCCI), la NACCIMA (Nigerian Association of Chambers of Commerce, Industry, Mines and Agriculture), Benin Nigeria Chamber of Commerce, et 234 FINANCE.
A travers ce forum, le Bénin entend consolider son positionnement en tant que destination d'investissement attractive et compétitive à côté du Nigéria qui est une grande puissance économique en Afrique.
F. A. A.
La Maison de la Culture de Ouidah accueille depuis ce jeudi 8 janvier 2026 l'exposition « Territoires croisés, Sagesse des ancêtres » de l'artiste plasticien béninois Benjamin Deguénon, dans le cadre des Vodun Days. Le vernissage a eu lieu en présence de la Conseillère technique aux Arts au Ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts, de l'Ambassadeur du Royaume des Pays-Bas près le Bénin, ainsi que de nombreux invités et acteurs du monde culturel.
« Territoires croisés, Sagesse des ancêtres » est l'aboutissement d'un projet artistique initié dans le cadre des Vodun Days et mûri au cours d'une résidence de trois (03) mois au European Ceramic Workcentre aux Pays-Bas. Une expérience rendue possible grâce au soutien de l'Ambassade du Royaume des Pays-Bas près le Bénin, qui a accompagné l'artiste Benjamin Deguénon dans cette démarche de création et d'expérimentation.
À travers ses œuvres, l'artiste met en scène la parole et le dialogue des ancêtres. « L'exposition “Territoires croisés, Sagesse des ancêtres” parle de rencontres culturelles, de mémoire, du chemin que nous faisons aujourd'hui. J'ai fait dialoguer le passé et le présent pour rappeler que la sagesse des ancêtres n'est pas oubliée, qu'elle est encore vivante et qu'elle doit nous inspirer pour une meilleure continuité », a-t-il confié.
Dans son discours, l'Ambassadeur du Royaume des Pays-Bas près le Bénin, Joris Jurriëns, s'est réjoui de la vitalité de la diplomatie culturelle entre les deux pays.
« Notre focus est de construire et d'élargir les liens culturels existants entre le Bénin et le Royaume des Pays-Bas de manière équilibrée. Ces liens sont fondés sur notre histoire commune de l'esclavage », a-t-il déclaré.
Le Vodun, souligne l'ambassadeur, constitue un élément central de ces liens, avec une influence importante sur la culture et les rites. Pour lui, le projet de Benjamin Deguénon incarne parfaitement le dialogue interculturel entre le Bénin et les Pays-Bas dans le domaine de la création artistique contemporaine. « Dans les œuvres de Benjamin, on retrouve les cultures historiques des deux pays, les traditions vodun du Bénin et les techniques du Bleu de Delft des Pays-Bas, combinées dans l'art contemporain », a-t-il indiqué.
« Silence des ancêtres » est l'une des œuvres phares de cette exposition. Benjamin Deguénon décrit cette pièce comme un hommage aux ancêtres maltraités durant la colonisation. « Si les ancêtres devaient punir toute la barbarie qui a eu lieu dans le temps, nous ne pourrions pas accepter le brassage des cultures aujourd'hui. Ce silence parle. Il nous rappelle le pardon, la nécessité de savoir pardonner, de laisser derrière nous certaines choses pour avancer », confie l'artiste.
La Conseillère technique aux Arts au Ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts, Carole Borna, a relevé la profondeur symbolique de l'exposition : « Cette exposition nous propose bien plus qu'un simple accrochage d'œuvres. Elle nous invite à une traversée de l'histoire, de la mémoire et de l'intime ».
Selon elle, l'art de Benjamin Deguénon se construit par strates, à l'image de la mémoire elle-même. « Plastiquement, l'artiste travaille la matière avec une grande liberté, convoquant peinture, dessin et texture pour produire des œuvres où rien n'est décoratif, où chaque marque fait signe, où chaque dessin devient sens », a-t-elle souligné.
Carole Borna a salué la collaboration entre le Ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts et l'Ambassade des Pays-Bas, permettant aux artistes de s'inscrire dans la durée, d'expérimenter et de contribuer pleinement à une économie créative dynamique. « Soutenir l'art contemporain, ce n'est pas seulement exposer des œuvres, c'est soutenir des parcours, des imaginaires, des filières entières », a-t-elle affirmé.
L'exposition « Territoires croisés, Sagesse des ancêtres » est accessible au public à la Maison de la Culture de Ouidah durant tout le mois de janvier. Elle offre aux visiteurs une immersion sensible dans un univers où mémoire, histoire et création contemporaine se rencontrent pour mettre en lumière la sagesse des ancêtres.
A.A.A
La Cour constitutionnelle a commencé, lundi 12 janvier 2026, la réception des cantines électorales issues des législatives du 11 janvier 2026.
130 cantines sur les 671 attendues dans le cadre des élections législatives du 11 janvier sont arrivées dans l'après-midi de ce lundi 12 janvier 2025 à la Cour constitutionnelle. Elles ont été acheminées par la Commission Electorale Nationale Autonome (CENA).
La livraison s'est déroulée sous la supervision du président de la Cour constitutionnelle, le professeur Dorothée Sossa. Il était entouré du vice-président, du secrétaire général, du directeur de cabinet et des rapporteurs adjoints.
Dès la réception, l'autorisation a été donnée pour lancer l'ouverture des plis. Les opérations ont aussitôt commencé dans les locaux apprêtés à cet effet.
Les cantines restantes sont attendues dans les prochaines heures. La Cour constitutionnelle a annoncé la proclamtion des résultats du scrutin pour le jeudi 15 janvier 2026.
M. M.
La Plateforme Electorale des Organisations de la Société Civile (PEOSC) a dressé, lundi 12 janvier 2026, un bilan globalement positif du double scrutin législatif et communal du 11 janvier dernier.
La PEOSC, coordonnée par WANEP-Bénin, a présenté les conclusions préliminaires de sa mission d'observation des élections législatives et communales couplées du 11 janvier dernier. « Les scrutins se sont déroulés globalement de manière pacifique », a indiqué la plateforme, soulignant que les électeurs ont voté dans « l'ordre et la discipline » dans près de 98% des postes observés.
Si le vote s'est déroulé dans le calme, des dysfonctionnements logistiques et des retards importants ont toutefois été relevés dans plusieurs centres.
« Dans 99,13% des 1044 postes de vote rapportés, le dépouillement a été fait, conformément à la loi. Il a été immédiat, public et ininterrompu, sans tension ni incident. Dans 97,21% des 1043 postes de vote, il s'est déroulé sans réclamation des partis en lice. Dans les cas où il y en a eu, elles ont été intégrées au procès-verbal à 99,04% », a indiqué la plateforme.
Les Béninois n'ont pas investi les urnes avec la même ferveur pour les deux scrutins, selon le constat fait par les 1200 observateurs déployés par la PEOSC. « Les données traitées renseignent sur une différence de taux de participation entre les deux scrutins laissant croire à une préférence pour les élections législatives », souligne la déclaration lue par Fatoumatou Batoko-Zossou.
La PEOSC a formulé une série de recommandations à l'endroit des différentes parties prenantes.
La CENA est invité à publier les résultats avec diligence et à garantir la disponibilité du matériel à temps pour les prochains rendez-vous électoraux.
À l'ANIP, la plateforme préconise une actualisation de la liste électorale incluant les demandes de transfert de centres de vote.
Les partis politiques sont exhortés à maintenir un climat apaisé et à recourir exclusivement aux voies légales en cas de contestation des résultats.
Aux forces de sécurité et aux populations, il est demandé de poursuivre la veille sécuritaire et citoyenne.
M. M.
Dans deux communiqués officiels publiés ce 12 janvier 2026, l'Agent Judiciaire de l'Etat, Gilbert Ulrich Togbonon, invite de toute urgence une soixantaine de personnes à se présenter, dès le 15 janvier, à l'antenne AJE à Porto-Novo sise dans l'enceinte de la Trésorerie Départementale de l'Ouémé en face de la gare routière d'Adjradocodji, pour récupérer des pièces les concernant. LISTE...
La Cour constitutionnelle a indiqué que les résultats des élections communales et législatives du 11 janvier seront rendus publics au plus tard le jeudi 15 janvier. L'annonce a été faite, lundi 12 janvier 2025, par le président de l'institution, Dorothé Sossa.
La Cour constitutionnelle attend encore la réception des cantines en provenance de la Commission Electorale Nationale Autonome (CENA), à l'issue des élections couplées communales et législatives du dimanche 11 janvier dernier.
« Le travail n'a pas encore commencé », a expliqué Dorothé Sossa, le président de la Cour constitutionnelle. Il a toutefois assuré que les équipes sont opérationnelles et prêtes à entrer en action dès leur réception.
Le président de la Cour constitutionnelle a détaillé les différentes étapes prévues : réception et ouverture des cantines, examen des plis, dépouillement par les membres de la Cour avec l'appui de leurs collaborateurs, puis traitement et consolidation des données par voie informatique.
Selon lui, le processus aurait pu être engagé plus tôt si les premières cantines avaient été réceptionnées. « Nous aurions déjà des éléments concrets », a-t-il relevé.
Dorothé Sossa a rassuré de ce que la proclamation des résultats interviendra dans les délais prescrits par la loi électorale. Les résultats seront proclamés au plus tard le jeudi 15 janvier, selon le président de la haute juridiction.
M. M.
Le Tribunal de Commerce de Cotonou a rendu une ordonnance le 6 janvier 2026 dans une affaire opposant, un emprunteur et sa caution d'une part, à la société Bénin Micro Finance SA (BMF SA), ORABANK Bénin SA et BANK OF AFRICA (BOA-BENIN) SA d'autre part. Les plaignants contestaient des saisies-attribution de créances jugées abusives et illégales, pratiquées sur leurs comptes bancaires en juillet 2025.
Léon K. E., un commerçant béninois, avait contracté un prêt de 20 millions FCFA auprès de la société Bénin Micro Finance SA (BMF SA) pour développer son activité de vente de produits congelés.
Madou E. D., technicien prothésiste, s'était porté caution hypothécaire en affectant un immeuble non bâti pour garantir le prêt.
En août 2025, les deux (emprunteur et caution), saisissent le Tribunal de Commerce de Cotonou. Les plaignants accusent Bénin Micro Finance SA d'avoir procédé à une saisie-attribution illégale et abusive sur leurs comptes bancaires dans les livres respectifs de ORABANK Bénin SA et BANK OF AFRICA (BOA-BENIN) SA pour un montant de 9 757 065 FCFA.
L'emprunteur, alléguant des difficultés financières dues à des pertes causées par une panne de camion transporteur, n'a pas pu honorer l'intégralité des ses échéances. Mais le solde de la créance du prêteur se serait réduit à 3 454 015 FCFA.
Pour le Tribunal, le montant de la saisie-attribution excédait largement le montant dû. Le montant n'était pas déterminé ou déterminable avec certitude, comme l'exige l'article 153 de l'Acte uniforme portant organisation des procédures simplifiées de recouvrement et des voies d'exécution. De plus, il a été établi que Madou E. D., en tant que caution hypothécaire, n'était pas personnellement et solidairement débiteur de la créance. Son engagement se limitait à la valeur de l'immeuble hypothéqué, et non à ses avoirs bancaires.
La saisie-attribution pratiquée est, par conséquent, une « mesure totalement abusive, dépourvue de toute base légale ».
Le Tribunal a ordonné, le 06 janvier 2026, la levée « des saisies-attribution de créances pratiquées les 16 et 17 juillet 2025 sur les comptes » de Léon K. E. et de Madou E. D. « dans les livres de la BANK OF AFRICA (BOA-BENIN) SA et de la société ORABANK BENIN SA sous astreinte comminatoire de cent mille (100 000) francs CFA par jour de résistance à compter de la signification de la présente décision ».
La société Bénin Micro Finance SA a été condamnée à « payer » à Madou E. D., la caution hypothécaire, dont les comptes avaient été saisis pour un montant de 7 285 785 FCFA, « la somme de deux millions (2 000 000) francs CFA à titre de dommages-intérêts en réparation du préjudice causé par la saisie abusive », selon l'Ordonnance N°002/2026/CPP3/S5/JEX/TCC.
Le Tribunal a rejeté la demande de Léon K. E., estimant qu'il n'avait pas subi de préjudice réel, les sommes saisies sur ses comptes (3 454 015 FCFA) étant largement inférieures au montant de sa dette reconnue.
Les demandes de paiement de frais irrépétibles formulées par les deux parties ont été rejetées.
M. M.
Le Bénin a levé 60 milliards de FCFA sur le marché financier régional de l'UMOA à l'issue d'une adjudication de Bons et Obligations assimilables du Trésor (BAT et OAT), clôturée jeudi 8 janvier 2026, selon les résultats officiels publiés par UMOA-Titres.
Le jeudi 8 janvier 2026, l'État du Bénin, par l'intermédiaire de son Trésor public et sous la supervision du Ministère de l'Économie et des Finances, a procédé à une double émission de Bons et Obligations Assimilables du Trésor (BAT et OAT) sur le marché financier de l'Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA).
L'opération, pilotée par le Trésor public sous la supervision du ministère de l'Économie et des Finances, a suscité un intérêt soutenu des investisseurs régionaux. Le montant global des soumissions a atteint 78,24 milliards de FCFA, soit un taux de couverture de 130,41 % du montant mis en adjudication.
Au total, 60 milliards de FCFA ont été retenus, correspondant à un taux d'absorption de 76,68 %.
« Cette adjudication confirme l'attractivité des titres publics béninois sur le marché régional », selon une source financière.
Quatre instruments étaient proposés, répartis entre un bon du Trésor à court terme et trois obligations de moyen et long terme.
Le BAT à 91 jours, arrivant à échéance le 9 avril 2026, a mobilisé 22,37 milliards de FCFA sur 30,07 milliards sollicités, soit un taux d'absorption de 74,39 %. Le taux marginal s'est établi à 5,10 %, pour un taux moyen pondéré de 4,95 %.
Les OAT à trois ans, échéance janvier 2029, ont concentré la plus forte demande, avec 32,73 milliards de FCFA de soumissions.
Seuls 22,18 milliards ont été retenus, traduisant un taux d'absorption de 67,78 %.
Le prix marginal est ressorti à 97,50 %, pour un prix moyen pondéré de 98,30 %.
Les maturités longues ont, en revanche, été entièrement absorbées.
L'OAT à cinq ans (échéance janvier 2031) a permis de lever 8,15 milliards de FCFA, avec un prix marginal de 96,55 %.
L'OAT à sept ans (échéance janvier 2033) a permis de mobiliser 7,30 milliards de FCFA, à un prix marginal de 94,00 %.
Une participation active des investisseurs régionaux
Au total, 10 participants ont pris part à l'adjudication sur le BAT, contre 8 sur l'OAT 3 ans et 6 sur chacune des maturités longues. Le nombre total de soumissions s'est élevé à 43 ordres, traduisant une activité soutenue, notamment sur le segment court et moyen terme. Les investisseurs non compétitifs (ONC) ont représenté une part limitée des montants retenus, avec 772 millions de FCFA acceptés sur l'ensemble de l'opération.
Cette levée de fonds s'inscrit dans la stratégie de financement du budget de l'État pour 2026. Elle permet au Bénin de sécuriser ses ressources, tout en étalant sa dette sur plusieurs maturités.
Les taux servis, compris entre 5,70 % et 6,00 % pour les obligations, reflètent une prime de confiance accordée par les investisseurs au profil de crédit du Bénin, dans un contexte régional marqué par une sélectivité accrue. Avec cette opération, le Bénin confirme sa présence régulière et crédible sur le marché régional des titres publics, tout en consolidant sa relation avec les investisseurs institutionnels de l'UMOA.
M. M.