A une semaine des Nocturnes de Pétanque 2026, prévues les 1er et 2 août sur la Place de l'Amazone dans le cadre des célébrations du 66e anniversaire de l'indépendance du Bénin, la Confédération Africaine des Sports Boules (CASB) et la Fédération béninoise de Pétanque (FBP) ont tenu, samedi 25 juillet 2026 à Cotonou, une séance de travail consacrée aux préparatifs de l'événement. Le développement de la discipline et les perspectives de la fédération étaient également au centre des échanges.
La Confédération Africaine des Sports Boules (CASB) et la Fédération Béninoise de Pétanque ont échangé, samedi 25 juillet 2026 au siège de la CASB à Cotonou.
La rencontre s'inscrit dans le cadre de la tradition de concertation entre les deux institutions, selon le président de la CASB. « Le dialogue est la meilleure voie pour construire, renforcer la confiance et relever ensemble les défis auxquels notre discipline est confrontée », a ajouté Ibrahima Idrissou.
Les préparatifs de Nocturnes de Pétanque 2026 constituent l'un des sujets inscrits à l'ordre de la rencontre. Cette compétition organisée par le gouvernement constitue « un rendez-vous d'une grande portée symbolique ».
Le président de la CASB a souligné la responsabilité particulière de la Fédération béninoise, invitée selon lui à démontrer « sa capacité d'organisation, de mobilisation et de promotion de la pétanque dans un esprit d'unité, de discipline et d'excellence ».
Au-delà des préparatifs de la compétition, les discussions ont porté sur le bilan du comité exécutif, les perspectives de développement de la pétanque au Bénin ainsi que les actions à mener pour renforcer la pratique auprès des jeunes, des femmes et dans les communes, tout en améliorant la formation des arbitres, encadreurs et dirigeants.
Évoquant la situation de la Confédération, Ibrahima Idrissou a appelé au rassemblement après une période institutionnelle difficile, plaidant pour « une Afrique qui doit penser à l'Afrique, à partir de l'Afrique, pour le bonheur des Africains ». Il a conclu son intervention par un appel à préserver les institutions : « Les dirigeants passent, les institutions demeurent (...) l'Afrique des sports boules doit rester unie, forte et respectée ».
Le président de la Fédération béninoise de pétanque, Salim Bionigan, a salué cette initiative, qu'il considère comme un cadre d'apprentissage et de dialogue. « Nous avons répondu présent à cette séance d'échange (...) Ce n'est qu'autour de ces échanges que nous apprenons l'histoire de cette maison », a-t-il déclaré, rendant hommage à Ibrahima Idrissou, qu'il a qualifié de « monument de notre sport collectif ».
Pourquoi un changement de dénomination ?
La réunion a également été marquée par une discussion sur le changement de dénomination de la compétition organisée à la Place de l'Amazone.
Interrogé sur le passage de « Nocturnes de Pétanque » à « Tournoi national de pétanque », Salim Bionigan a expliqué que cette décision ne relevait pas de la Fédération.
« C'est l'organisation qui décide », a-t-il indiqué, précisant que la Fédération avait elle-même appris cette nouvelle appellation auprès des organisateurs. « Nous-mêmes, Fédération, avons su que la Nocturne est désormais dénommée Tournoi national de pétanque », a-t-il ajouté.
Cette réponse n'a pas totalement convaincu le président de la CASB, qui a demandé à la Fédération de solliciter des explications auprès des organisateurs afin de préserver la mémoire de cette compétition.
« Nous voulons comprendre pourquoi la Nocturne devient un tournoi national », a insisté Ibrahima Idrissou, estimant qu'il s'agit d'une question d'histoire et de cohérence pour la discipline.
Le président de la Confédération a souhaité que la Fédération revienne vers les organisateurs afin d'obtenir des précisions dans un délai d'un mois.
Pour lui, cette réflexion dépasse la simple appellation de l'événement et touche à la préservation de l'identité d'une compétition désormais bien installée dans le calendrier sportif béninois. Il a également estimé que cette clarification contribuerait à éviter toute ambiguïté sur l'organisation future des compétitions de pétanque organisées sur la Place de l'Amazone.
Marc MENSAH
C'est dans le cadre prestigieux du Mémorial Pierre Savorgnan de Brazza que s'est ouvert le deuxième colloque international de l'Association africaine de droit processuel (AADP). Du 23 au 25 juillet 2026, universitaires, magistrats, avocats et experts venus d'Afrique et d'Europe se retrouvent à Brazzaville autour d'une réflexion majeure consacrée aux « nouvelles tendances du droit processuel dans les États d'Afrique francophone ».
Organisée conjointement avec le Laboratoire de droit et de science politique de la Faculté de droit de l'Université Marien-Ngouabi, cette rencontre scientifique a été officiellement ouverte en présence du Premier ministre de la République du Congo, Anatole Collinet Makosso, et de la ministre de l'Enseignement supérieur, la professeure Delphine Emmanuel Adouki.
À l'ouverture des travaux, le jeudi 23 juillet, le professeur Joseph Djogbénou, agrégé des facultés de droit à l'Université d'Abomey-Calavi (Bénin) et secrétaire général de l'AADP, a prononcé la première leçon inaugurale de ces assises. Sa communication, intitulée « Retour sur la théorie relationnelle du procès », a été présentée sous la présidence de séance du professeur Ndiaw Diouf, agrégé des facultés de droit à l'université Cheikh Anta Diop de Dakar et président de l'AADP.
Au-delà de cette intervention inaugurale, les travaux s'articulent autour de plusieurs axes majeurs, notamment :
– Justice numérique et intelligence artificielle ;
– Réforme de la justice et spécialisation des juridictions ;
– Droit processuel comparé et intégration régionale ;
Principes directeurs du procès et garanties processuelles
Arbitrage et autres modes alternatifs de règlement des différends ;
– Voies de recours ;
– Droit processuel administratif, fiscal et social ;
– Déjudiciarisation et nouvelles figures processuelles.
À travers ces différents panels, les participants analysent les transformations qui redessinent les systèmes judiciaires contemporains, entre modernisation technologique, évolution du rôle du juge et recherche de nouvelles garanties pour les justiciables.
Acteur de premier plan dans l'animation scientifique de cette édition 2026, le professeur Joseph Djogbénou contribue, par son engagement universitaire et ses responsabilités au sein de l'AADP, à la réflexion sur l'avenir du droit processuel en Afrique francophone.
Le colloque s'achève le 25 juillet 2026 à Brazzaville.
Pierre-Claver Sossou Bassinga depuis Brazzaville
L'édition 2026 du Festival des Masques a officiellement démarré ce samedi 25 juillet à Porto-Novo avec l'ouverture du colloque scientifique international placé sous le thème « Masques Vodun : Héritage et modernité ».
La capitale béninoise des patrimoines vivants vibre de nouveau au rythme des traditions masquées. C'est à l'occasion de l'édition 2026 des festivals des masques. L'événement s'est ouvert ce samedi avec le Colloque scientifique en présence du directeur de cabinet du ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Professeur Rogatien Tossou et du directeur de cabinet du ministère de la Culture, du préfet de l'Ouemé et du maire de Porto-Novo.
Il réunit chercheurs, universitaires, spécialistes du patrimoine, praticiens du Vodun et experts venus de plusieurs pays. Dans son mot d'ouverture, le président du Comité des Rites Vodun du Bénin, Professeur Mahougnon Kakpo a mis l'accent sur le thème du colloque et son objectif.
Les participants échangent sur les dimensions culturelles, historiques, sociales et contemporaines des traditions masquées. Les réflexions portent notamment sur les masques et les identités culturelles, les patrimoines vivants, l'innovation numérique, la transmission des savoirs, ainsi que le lien entre patrimoine, tourisme et développement économique.
L'objectif principal de ce colloque est de mettre en évidence le lien entre le naturel et le surnaturel auquel participent les masques Vodun, tout en analysant les possibilités qu'offre le numérique pour leur préservation et leur valorisation, sans altérer leur rôle de transmission des valeurs, des savoirs et des mémoires.
Le Festival des Masques se poursuit jusqu'au dimanche 26 juillet avec des présentations de traditions masquées sur cinq places historiques de Porto-Novo, des animations au Village du Festival, des concerts en soirée et la Grande Procession des Masques prévue sur le Boulevard Lagunaire, point d'orgue de cette édition 2026.
L'Agence nationale des transports terrestres (AnaTT), en collaboration avec la Police républicaine, a récemment mené une vaste opération de contrôle visant les auto-écoles exerçant en dehors du cadre légal dans plusieurs communes du Bénin, notamment Abomey-Calavi et Allada. Une trentaine d'établissements ne répondant pas aux exigences réglementaires ont été épinglés.
Des autos-écoles hors normes sanctionnées. Après une phase de sensibilisation les invitant à régulariser leur situation, l'AnaTT passe à l'étape de répression. Une vaste opération appuyée par la Police républicaine, a conduit à la fermeture de plusieurs établissements.
De sources concordantes, une trentaine d'auto-écoles ont été sanctionnées lors de ladite opération. Malgré les délais accordés pour se conformer à la réglementation en vigueur, plusieurs établissements ont poursuivi leurs activités sans autorisation. Face à ces manquements, les autorités ont décidé de passer à une phase de répression.
À cette occasion, l'AnaTT invite les candidats au permis de conduire à faire preuve de vigilance en s'assurant de la régularité des auto-écoles avant toute inscription. L'agence recommande de privilégier uniquement les établissements dûment agréés.
L'AnaTT a également annoncé la poursuite des opérations de contrôle sur l'ensemble du territoire national afin d'assainir le secteur de la formation à la conduite et de garantir des prestations conformes aux normes de sécurité et de qualité.
F. A. A.
Le Groupe Alternatif pour le Renouveau africain (GARA) a affiché son soutien à la candidature de l'ancien président sénégalais Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations unies. C'est lors d'une conférence de presse animée ce vendredi 24 juillet 2026 à Cotonou, par Adrien Poussou, ancien ministre centrafricain de la Communication.
La candidature de l'ex-président sénégalais Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations unies continue de rallier des soutiens sur le continent africain. Le Groupe Alternatif pour le Renouveau africain (GARA) présidé par l'ancien ministre centrafricain de la Communication, Adrien Poussou soutient désormais ''un frère africain qui aspire à porter la voix du monde entier''. « La candidature du président Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations unies a cessé d'être une ambition individuelle pour devenir l'expression d'une espérance collective, celle de l'Afrique tout entière », a déclaré Adrien Poussou.
À l'en croire, la candidature de l'ancien président sénégalais ne saurait être appréciée à travers le seul prisme des affrontements politiques internes à son pays. « La question est simple : ce fils d'Afrique possède-t-il les qualités que ces fonctions exigent ? Notre réponse est claire et sans ambiguïté : oui », a-t-il affirmé.
Pour étayer son argumentation, le président du GARA a rappelé le parcours de Macky Sall, mettant en avant son expérience à la tête du Sénégal et de l'Union africaine, ainsi que son engagement sur plusieurs dossiers internationaux, notamment la réforme de la gouvernance mondiale, la justice climatique, le financement du développement et les questions de sécurité.
Interrogé sur les chances de succès de Macky Sall dans un processus où les cinq membres permanents du Conseil de sécurité jouent un rôle déterminant, Adrien Poussou s'est montré optimiste. « Les élections des personnalités au niveau de ces institutions ne se gagnent pas dans les commentaires des opinions publiques. Elles se gagnent dans les consultations », a-t-il expliqué. Selon lui, les nombreux contacts internationaux noués par Macky Sall depuis son départ du pouvoir constituent un atout.
Réagissant aux critiques visant l'ancien président sénégalais, Adrien Poussou a insisté sur la nécessité de distinguer les débats de politique intérieure des enjeux continentaux. « Je ne suis pas en train de défendre un nom. Je défends une idée : celle d'une Afrique qui assume pleinement son rang dans le monde », a-t-il indiqué.
Un appel à l'unité africaine
Adrien Poussou a également appelé les États africains, les organisations de la société civile, les universitaires et les leaders d'opinion à soutenir une candidature qu'il considère comme une opportunité de renforcer la voix du continent sur la scène internationale. L'Afrique, souligne-t-il, perdrait en crédibilité si elle ne parvenait pas à soutenir l'un de ses représentants au moment où elle revendique, depuis des décennies, une meilleure représentation au sein des grandes institutions internationales.
« Soutenir cette candidature africaine ne signifie pas suspendre tout esprit critique (...). Cela signifie reconnaître qu'au-delà des débats nationaux, il existe un intérêt continental qui mérite, lui aussi, d'être pris en compte », a-t-il soutenu.
Macky Sall fait partie des six personnalités en lice pour succéder à António Guterres, dont le mandat de Secrétaire général des Nations unies s'achève le 31 décembre 2026.
Akpédjé Ayosso
L'Union Européenne (UE) a remis, vendredi 24 juillet 2026, un intercepteur à la Marine nationale béninoise à Cotonou. Un appui destiné à renforcer les capacités de surveillance et d'intervention des Forces Armées Béninoises dans les espaces maritimes.
La Marine nationale béninoise dispose désormais d'un nouvel intercepteur. L'ambassadeur de l'Union européenne a procédé, vendredi 24 juillet 2026, à la remise officielle de cette embarcation rapide à la base navale de Cotonou.
Ce don s'inscrit dans le cadre de la Facilité européenne pour la paix, un mécanisme de soutien destiné à renforcer les capacités opérationnelles des partenaires de l'Union européenne. Avec cet équipement, les Forces armées béninoises devraient améliorer leurs moyens de surveillance, de contrôle et d'interception en mer.
La cérémonie s'est déroulée en présence du capitaine de vaisseau Emile Sama, chef d'état-major adjoint de la Marine nationale, ainsi que du colonel Edmond Digny, chef de la division coopération et relations internationales à l'état-major général des Forces armées béninoises.
L'événement s'est achevé par une démonstration dynamique à bord du nouvel intercepteur.
M. M.
Arrivé au Bénin dans le cadre d'une visite officielle, le Sénateur et vice-président de la République fédérale du Nigéria, Kashim Shettima, a été reçu par le chef de l'Etat Romuald Wadagni, dans l'après-midi de ce vendredi 24 juillet 2026.
Dans le cadre de la coopération entre le Bénin et le Nigéria, une délégation de hautes personnalités de la République fédérale du Nigéria, conduite par le Sénateur et vice-président, Kashim Shettima, était au cabinet de Romuald Wadagni. Cette rencontre de haut niveau selon la Présidence de la République, illustre la volonté commune des deux Etats de renforcer leur coopération autour des enjeux de développement économique, d'intégration régionale et de sécurité.
Avant la rencontre avec le chef de l'Etat béninois, Kashim Shettima et sa délégation ont effectué une visite à la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ).
F. A. A.
A man walks past a sign reading 'unjustly persecuted' featuring journalist José Rubén Zamora, former CICIG lawyer Claudia González and Maya leaders Luis Pacheco and Héctor Chaclan in a Guatemala City, 12 May 2026. Credit: Johan Ordóñez/AFP
By Inés M. Pousadela
MONTEVIDEO, Uruguay, Jul 24 2026 (IPS)
José Rubén Zamora, founder of elPeriódico, Guatemala’s now-defunct leading investigative newspaper, spent 1,295 days in detention before a court granted him house arrest on 12 February. He endured long stretches of solitary confinement in a military jail, held in near-constant darkness and subjected to treatment that six UN experts warned could amount to torture. His offence was simply doing his job. For decades, he exposed the corrupt dealings of Guatemala’s economic and political elites. Prosecutors are still trying to send him back to prison.
Police arrested Zamora in July 2022 on a complaint brought by a former banker who was under investigation for financial crimes, following Zamora’s reporting on corruption under then President Alejandro Giammattei. Within months, elPeriódico had shut down following intimidation of its advertisers and criminalisation of its staff. A court convicted Zamora of money laundering in June 2023, and when an appeals court overturned the conviction, a second case kept him in jail anyway. Courts ordered his release several times, and each time appeals chambers reversed those decisions. The Supreme Court transferred a judge who ruled to free him to a court in another part of Guatemala. At least 10 lawyers who took up his defence were forced to abandon it under pressure. Some were prosecuted and jailed.
In May 2024, the UN Working Group on Arbitrary Detention declared Zamora’s detention arbitrary and retaliatory and recommended his immediate release. It took almost two more years for him to be allowed home. In March, the Supreme Court voided the rulings that had returned him to prison, finding they violated due process. The Constitutional Court heard the prosecution’s latest appeal to send him back to jail in June, but has yet to issue its ruling.
The machinery of impunity
Zamora’s ordeal is no aberration; it’s how captured institutions are designed to work. The Guatemalan state has long been in the hands of what Guatemalans call ‘the pact of the corrupt’, a coalition of business leaders, drug traffickers, military officers and politicians that has captured the justice system to guarantee their own impunity. Anyone who threatens that arrangement risks prosecution on fabricated charges, reinforced by coordinated smear campaign. This includes journalists who investigate corruption, judges and prosecutors who pursue it, and Indigenous, land rights and climate activists who mobilise against its consequences. The aim, as a Guatemalan civil society leader put it, is to instil fear so nobody dares question anything. Over 100 people, including around 50 judges and prosecutors, have fled into exile rather than face trumped-up charges.
Because the justice system serves the corrupt pact rather than the law, any serious attempt to dismantle corruption has required external support. In 2006, the UN and the Guatemalan government agreed to establish the International Commission against Impunity in Guatemala (CICIG). Over 12 years, CICIG and the Public Prosecutor’s Office investigated over 70 complex criminal structures and brought charges against more than 1,540 people, including former presidents, ministers, members of Congress and business figures. This challenged the perception that the powerful were untouchable.
But success sealed its fate. When CICIG investigated sitting president Jimmy Morales in 2017, he moved to destroy it, refusing to renew its mandate and appointing a compliant attorney general, Consuelo Porras. President Giammattei reappointed Porras, who prosecuted or forced out dozens of judges and prosecutors who had worked with CICIG. She turned the Public Prosecutor’s Office into an instrument of persecution while dismissing 74 per cent of the complaints filed with it without investigating them. By the time her term ended in May, over 40 states had sanctioned her and some associates. The institution built to prosecute crime had become the state’s key tool for committing it.
New president, same system
Guatemalans elected Bernardo Arévalo in 2023 with a mandate to dismantle this system, but the system has consistently tried to disable him. His unexpected win – he scraped into the runoff largely because the establishment had not seen him as a serious enough threat to block – triggered what civil society described as an attempted electoral coup, with spurious legal complaints, raids on his party’s headquarters and at least two credible assassination plots. It took 106 days of peaceful resistance led by Indigenous authorities to ensure he was sworn in.
But taking office was not the same as taking power. Arévalo’s party had only 23 of 160 congressional seats, and its legal status was subsequently cancelled by judicial order. Congress blocked the legislative change that would have allowed him to dismiss Porras, and the Supreme Court, 13 of whose judges were selected in 2024 through a process stacked with candidates tied to corruption networks, refused to lift her immunity. Throughout Arévalo’s term, the Public Prosecutor’s Office continued to criminalise dissent and repeatedly tried to strip Arévalo of immunity.
A narrow window
But Porras’s term eventually expired, and his successor, Gabriel García Luna, a career judge with no ties to corruption networks, has moved quickly, dismissing prosecutors linked to Porras and closing the special prosecutor’s office that fabricated cases against Zamora and many others. His arrival offers the first genuine opening in eight years. But it’s a narrow one. Congress remains in opposition hands, and the Constitutional Court, the Comptroller General’s Office and the electoral authority are all due for renewal this year. Corrupt interests are well placed to exploit these processes to entrench their grip.
Much now depends on whether Arévalo throws his political weight behind García Luna’s efforts to rebuild the institution Porras weaponised, and whether the bodies up for renewal can be kept out of the corrupt pact’s hands. The clearest sign of change will come if Zamora and the dozens of others criminalised for exposing corruption and defending rights no longer face prosecution, and instead their persecutors face justice.
Inés M. Pousadela is CIVICUS Head of Research and Analysis, co-director and writer for CIVICUS Lens and co-author of the State of Civil Society Report. She is also a Professor of Comparative Politics at Universidad ORT Uruguay.
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The Global Nobel Laureates Assembly on Artificial Intelligence and Nuclear War brought together more than 200 of the world’s most authoritative figures on peace and artificial intelligence. Here the 'The Rome Declaration for a Disarmed and Disarming Peace' was signed in the main council chamber in Rome's city hall Campidoglio. Credit: Katsuhiro Asagiri/INPS Japan
By Ariel F. Dumont
ROME, Jul 24 2026 (IPS)
After two days of debate at an international conference devoted to the challenges of artificial intelligence (AI), nuclear war and global security, Nobel laureates, former heads of state and government, scientists, human rights defenders, religious leaders and representatives of civil society adopted a joint declaration, calling for it to be based on human dignity.
Inspired by Pope Leo XIV’s encyclical Magnifica Humanitas and signed in the halls of the Capitol, Rome’s city hall, this text states that artificial intelligence cannot be left solely to military or commercial interests. It also calls for international cooperation based on human dignity, the development of global AI governance and the continuation of efforts towards nuclear disarmament.
As major powers are investing increasingly substantial sums in the development of AI, participants considered that humanity stands at a genuine crossroads. The choices that will be made will have a decisive impact not only on tomorrow’s geopolitical balances but also on the future and place of human beings in a world where decisions could increasingly be entrusted to artificial intelligence.
This point was highlighted by Rome’s mayor, Roberto Gualtieri, the master of ceremonies of this meeting, organised by the Global Nobel Laureates Assembly on Artificial Intelligence and Nuclear War, who described it as historic.
The declaration, named “The Rome Declaration for a Disarmed and Disarming Peace”, was signed on Thursday, July 16.
For Rome’s mayor, “the crucial issue, both at the global and local levels, is technological development, which must be inspired by fundamental ethical principles: respect for individuals, equality among human beings and democratic responsibility in the name of the common good.”
Gualtieri also stressed that today, more than ever, “the world needs an international coalition capable of promoting a new model of development combining economic growth, social justice, human rights and environmental protection”, thus echoing Pope Leo XIV’s call for “a disarmed and disarming peace”.
A few hours earlier, Agnès Callamard, secretary general of Amnesty International, had warned against the development of autonomous weapons.
“The idea that decisions to kill could be made by machines is repugnant to us.”
Delegates at the Global Nobel Laureates Assembly on Artificial Intelligence and Nuclear War pose in the main council chamber in Rome’s city hall Campidoglio. Credit: Katsuhiro Asagiri/INPS Japan
According to Callamard, the danger does not lie in an artificial intelligence that would suddenly become conscious but rather in the decision to delegate to it responsibilities that belong exclusively to moral judgement.
“It is not that the machine decides that it will become the boss; it is we who programme these systems,” she explained.
For the head of Amnesty International, the growing integration of AI into military operations represents a major change. These systems can already analyse enormous quantities of data, identify targets and recommend strikes, while gradually reducing the need for human intervention.
Beyond autonomous weapons, the Callamard reminded the world that it must pay close attention to the implications of the progressive integration of AI into what the military calls, in its jargon, the “kill chain”, meaning the process from target identification to the conduct of an operation.
“Even when a human being officially retains the final decision, the growing dependence on automated systems profoundly changes the way military operations are prepared and conducted,” Callamard stated, adding that these technologies rely on immense volumes of data that may themselves be altered.
“Analyses and recommendations can be biased because they are based on data that themselves carry these biases. We must remain attentive to the risks arising from erroneous or discriminatory decisions in contexts where the consequences can be irreversible.”
Another danger: the multiplication of force. Thanks to artificial intelligence, a single operator could simultaneously supervise dozens, or even hundreds, of drones or other autonomous systems, considerably increasing military capabilities.
“These technological developments are taking place within a broader context of strategic competition between states. We are living in a period when many governments are seeking military hegemony,” Callamard concluded.
Beyond military issues, several speakers also insisted on the geopolitical consequences of this technological revolution. Romano Prodi, former president of the European Commission and former Italian prime minister, estimated that the growing rivalry between the United States and China considerably complicates the emergence of genuine international regulation.
In an increasingly fragmented world, Prodi warned, no nation will be able to address alone the challenges linked to artificial intelligence, global security or the control of ever more powerful technologies.
These words anticipated the essence of the final declaration, according to which international cooperation is now an indispensable condition for preventing artificial intelligence from fuelling a new arms race and widening geopolitical fractures.
The discussions also focused on the economic and social consequences of this technological revolution. In the world of work, the sudden arrival of AI is already raising many concerns, particularly regarding the professional future of younger generations and the profound transformation of several professions in the coming years.
The programme brought together a number of leading international figures, including Nobel Peace Prize laureate and former Chief Advisor to Bangladesh Muhammad Yunus; Yoshiyuki Nagaoka, Executive Director of the Office of Public Affairs at Soka Gakkai; Filipino journalist and Nobel Peace Prize laureate Maria Ressa; Amnesty International Secretary General Agnès Callamard; and several scientists and nuclear experts.
Research published by King’s College London shows that a study carried out on hundreds of millions of job advertisements across 39 countries reveals an average 6.1% decline in job offers in professions most exposed to automation, while the remaining positions require increasingly specialised skills.
Ultimately, what will remain of this conference and of the Rome Declaration? The main point to remember is that participants accept the development of artificial intelligence and do not believe it should frighten us. On the contrary, they consider that this technology can become a powerful driver of progress – provided, however, that it remains at the service of humanity. The ball is therefore in the court of states and their leaders, who must above all place human dignity at the forefront.
The real question is no longer only what artificial intelligence will make possible, but rather what limits societies and humanity as a whole will choose to set for it before the imperatives of power permanently override collective responsibility.
Note: This article is brought to you by IPS Noram in collaboration with INPS Japan and Soka Gakkai International in consultative status with ECOSOC.
IPS UN Bureau Report
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24. Juli 2026 – Im September 2026 wählt Sachsen-Anhalt einen neuen Landtag. Die AfD hat gute Chancen, stärkste Kraft zu werden. Doch was würden weniger Europa, weniger Zuwanderung und geringere öffentliche Investitionen für die Menschen bedeuten? Diese Kurzstudie belegt ein AfD-Paradox: Regionen, die überproportional stark für die AfD stimmen, leiden deutlich stärker unter einer AfD-Politik als andere. Obwohl vieles an der Unzufriedenheit der Menschen in starken AfD-Regionen verständlich ist, würden sie sich mit der Wahl der AfD selbst am meisten schaden. Das gilt nirgendwo mehr als in Sachsen-Anhalt. Durch die von der AfD geforderte Politik – den Austritt aus Euro und EU, Abschottung und einen Stopp der Zuwanderung sowie massive staatliche Kürzungen – würden Menschen dort im Durchschnitt jährlich rund 1.600 Euro pro Kopf an Einkommen verlieren; zudem könnten rund 10.000 Arbeitsplätze verloren gehen. Die Einkommensverluste durch eine AfD-Politik könnten in Sachsen-Anhalt bis zu doppelt so hoch ausfallen wie im Bundesdurchschnitt. Die Gefahr einer Abwärtsspirale ist groß. Unzufriedenheit treibt die Unterstützung für die AfD, was wiederum die Lebenssituation weiter verschlechtert. Eine hoffnungsvolle Perspektive: Gelingt es, neue Zukunftschancen zu schaffen, kann aus der Abwärts- eine Aufwärtsspirale werden. Denn diese Kurzstudie zeigt auch, dass AfD-Wähler*innen, gerade im Osten, auf Veränderungen reagieren. Die deutsche Geschichte belegt es: Die 1990er und 2000er Jahre waren gerade in den ostdeutschen Ländern Jahrzehnte der Stärkung der Demokratie, des wachsenden Wohlstands und sozialer Teilhabe.