Le Bénin a entamé des démarches en vue de récupérer trente-cinq (35) autres biens culturels ainsi que des archives conservés dans les collections publiques françaises.
Après le retour historique de plusieurs biens culturels majeurs, le Bénin franchit une nouvelle étape dans sa politique de restitution du patrimoine culturel. Les autorités béninoises sollicitent désormais, la restitution de trente-cinq (35) autres biens culturels, ainsi que des archives conservés dans les collections publiques françaises.
Selon le ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine, Yassine Latoundji, cette requête a reçu un accueil favorable de la partie française, qui a accepté le principe de la mise en place d'une commission scientifique conjointe chargée d'examiner les demandes de restitution.
Cette nouvelle initiative, informe le ministre, s'inscrit dans une politique culturelle engagée depuis une décennie. Il souligne que le Bénin a profondément transformé sa stratégie de préservation et de valorisation de son patrimoine en modernisant son cadre juridique, en lançant la construction de musées répondant aux standards internationaux, en restaurant plusieurs sites et monuments historiques, en renforçant les institutions patrimoniales et en développant une diplomatie culturelle désormais reconnue sur le continent africain.
Ces efforts ont déjà permis d'obtenir des résultats majeurs. En novembre 2021, la France a restitué au Bénin les 26 trésors royaux d'Abomey, emportés lors de la conquête coloniale. Plus récemment, en mai 2025, la République de Finlande a restitué le Kataklè, siège royal cérémoniel du royaume du Danxomè.
Pour Yassine Latoundji, ces restitutions dépassent le cadre de simples succès diplomatiques. Elles illustrent la capacité des États à construire une coopération fondée sur la confiance, le respect mutuel et la rigueur scientifique afin de réparer les blessures de l'histoire.
Installés ce mardi 14 juillet dans leurs fonctions, les membres du Comité scientifique national de restitution des biens culturels sont chargés d'accompagner la mise en place de la commission scientifique conjointe franco-béninoise, consolider le dossier national relatif aux trente-cinq (35) biens culturels sollicités, et contribuer à l'élaboration des avis qui éclaireront les futures décisions de restitution.
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Les résultats des semestres 3 et 4 du département de Lettres modernes de l'Université de Parakou (UP) suscitent de nombreuses réactions. Sur toute la promotion de deuxième année, une seule étudiante a validé les 12 unités d'enseignement lui permettant d'accéder directement en Licence 3.
Echec cuisant des étudiants de Lettres modernes à l'Université de Parakou. Au terme des résultats des semestres 3 et 4, seule une étudiante a été déclarée admise. Elle a pu valider les 12 unités d'enseignement lui permettant de passer en Licence 3.
Ce résultat lamentable a été également enregistré dans plusieurs autres filières. En Didactique par exemple, un seul étudiant est admis à la session normale sur plus de 1 000 inscrits. La majorité des étudiants devra donc passer la session de rattrapage.
Cette contre-performance des étudiants selon le résident de la Fédération nationale des étudiants de l'Université de Parakou (FNEUP), Rachid Mora Chabi, s'explique à la fois par le faible taux de fréquentation des cours et par la nécessité d'une réflexion sur les méthodes d'évaluation. Il a appelé les étudiants ainsi que les responsables pédagogiques à tirer les leçons de cette session afin d'améliorer les performances académiques.
F. A. A.
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Réunis en séance plénière ce mardi 14 juillet 2026, les députés de l'Assemblée nationale ont adopté à l'unanimité des présents et représentés la loi n°2026-16 portant Code des forêts et de la faune en République du Bénin. Le texte, voté sous la présidence du Professeur Joseph Fifamin Djogbénou, remplace la loi n°93-009 du 2 juillet 1993 portant régime des forêts.
La loi n°2026-16 portant Code des forêts et de la faune en République du Bénin comprend 318 articles répartis en 31 chapitres et huit titres. Il encadre notamment les dispositions générales, les principes de gouvernance du secteur forestier, les régimes des forêts et de la faune, l'accès et le partage des avantages liés à l'exploitation de la biodiversité, les sanctions pénales ainsi que les dispositions transitoires et finales.
Cette réforme vise à doter le pays d'un cadre juridique moderne, conforme aux engagements internationaux du Bénin en matière de protection de l'environnement. Le nouveau Code introduit plusieurs innovations majeures.
Les députés ont fait part de leurs différentes préoccupations relatives à la création d'un Observatoire national chargé du suivi et de la gestion des forêts, le recours à l'intelligence artificielle pour renforcer la lutte contre l'exploitation illégale des ressources forestières et de la faune, ainsi que l'actualisation des données sur les forêts classées. Sans oublier la relocalisation des populations installées dans les espaces forestiers protégés, le renforcement de la gestion participative et décentralisée des forêts, l'intégration des pistes forestières au réseau des routes classées de l'État avec un financement dédié à leur entretien, ainsi que le développement de l'éducation citoyenne à la protection de l'environnement.
Les différentes préoccupations soulevées au cours des débats ont reçu des réponses du ministre de la Justice et de la Législation, Yvon Détchénou, et du ministre du Cadre de vie et des Travaux publics, Georges Alé.