Des mois de salaires impayés, aucun contrat de travail ni affiliation à la sécurité sociale : à Édéa, des chauffeurs camerounais accusent leur employeur, présenté par leur représentant syndical comme chinois, de les exploiter. Leur mobilisation, engagée le 8 octobre 2026, a débouché, selon le syndicat, sur une réunion avec l'Inspection du travail le 20 octobre. Au-delà du conflit salarial, cette affaire interroge l'efficacité des contrôles et la protection des travailleurs.
Des camions à l'arrêt pour dénoncer les conditions de travail
Les chauffeurs ont immobilisé leurs camions pour faire entendre leurs revendications, selon une déclaration syndicale publiée le 9 octobre par 237infos. Lambert Onguene, président fédéral de la FOSAT, y accuse la direction chinoise de faire travailler des conducteurs depuis plusieurs années sans contrat, sans affiliation à la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) et avec plusieurs mois de rémunérations impayées.Le responsable syndical dénonce également des intimidations qu'il attribue à l'interprète du patron pour tenter de briser le mouvement. Il réclame alors une intervention urgente des autorités du travail. La publication relaie ces accusations sans présenter de réponse de la direction.La mobilisation a depuis connu une première traduction institutionnelle. Dans une nouvelle déclaration publiée le 21 octobre, Lambert Onguene rapporte une réunion tenue la veille à Édéa entre les dirigeants, l'Inspection du travail, les syndicats et les salariés. Il affirme que des résolutions ont été adoptées et appelle à leur application immédiate. Leur contenu détaillé n'est toutefois pas précisé dans cette déclaration.
Le poids de l'informel, les failles du contrôle
Cette dénonciation intervient dans une économie où l'emploi demeure très largement informel. Selon la troisième Enquête sur l'emploi et le secteur informel de l'Institut national de la statistique, portant sur 2021, 86,6 % des emplois au Cameroun relèvent du secteur informel. Autrement dit, sur 1 000 personnes en emploi, environ 866 travaillent dans ce secteur.Ce chiffre national ne permet cependant ni de déterminer le statut des chauffeurs d'Édéa, ni de classer leur employeur dans le secteur informel. Il faut distinguer le statut de l'entreprise, les conditions d'emploi de ses salariés et le respect de ses obligations sociales. Une activité exercée dans un cadre formel ne garantit pas, à elle seule, que tous les travailleurs soient déclarés et régulièrement rémunérés. C'est précisément sur ce point que les accusations portées à Édéa interrogent. Si elles sont confirmées, elles révéleraient une situation dans laquelle l'employeur bénéficie du travail des conducteurs sans assumer l'ensemble des obligations qui l'accompagnent. L'absence alléguée de contrat et de déclaration sociale pose alors la question des conditions dans lesquelles ces salariés ont travaillé, mais aussi des contrôles auxquels l'entreprise a été soumise.
Comment les manquements dénoncés ont-ils pu durer ?
L'enjeu dépasse le règlement de quelques mensualités en retard. Selon le représentant syndical, certains conducteurs travaillent depuis plusieurs années dans les conditions dénoncées. Comment cette situation aurait-elle pu se prolonger ? Quels contrôles ont été effectués ? Des signalements avaient-ils déjà été déposés et, dans ce cas, quelles suites leur avaient été données ? Ces questions sont essentielles pour déterminer si les mécanismes de surveillance ont permis de détecter les manquements éventuels et d'en obtenir la correction. Les accusations rendent nécessaire un examen de l'efficacité du contrôle du travail.Sur l'affiliation sociale, la CNPS rappelle que l'employeur doit immatriculer l'ensemble de ses travailleurs au plus tard dans les huit jours suivant leur embauche. Cette obligation concerne notamment les salariés permanents, saisonniers, temporaires et occasionnels.Les dates de recrutement, les dossiers d'immatriculation et les déclarations sociales permettraient donc de vérifier une partie du dossier. La confrontation de ces documents avec les témoignages des chauffeurs et la réponse de la direction est nécessaire pour établir les responsabilités.
Des engagements encore à vérifier
La réunion rapportée par le syndicat ouvre une possibilité de règlement. Toutefois, les résolutions annoncées restent à documenter : la déclaration ne précise ni le montant des arriérés reconnus, ni le calendrier de paiement, ni les modalités de régularisation sociale. Elle ne permet donc pas de conclure que les chauffeurs ont obtenu réparation. Pour apprécier les résultats, plusieurs données doivent être établies : le nombre de salariés concernés, les mois de rémunération restant dus, le total des sommes effectivement versées et le nombre de situations régularisées auprès de la CNPS. Sans ces éléments, il est impossible de chiffrer précisément le préjudice ou de mesurer la portée des engagements. Un échéancier de paiement, accompagné d'un suivi de son exécution, permettrait de distinguer les promesses des réparations obtenues. De même, la vérification des affiliations sociales devrait porter sur les droits effectivement constitués pour chaque chauffeur.Pour les salariés mobilisés, l'intervention publique prendra tout son sens lorsqu'elle produira des effets concrets : récupérer les rémunérations dues, faire reconnaître leurs droits sociaux et obtenir des conditions de travail conformes aux obligations applicables. À Édéa, l'efficacité du contrôle se mesurera à la capacité des autorités à faire appliquer les engagements et à prévenir la répétition des manquements dénoncés.
LES RÉSULTATS DOUBLE CHANCE SONT LÀ !
LOTO FORTUNE Tirage N°169/26
Jeudi 22 Octobre 2026 (14H)
– Zone A (5 premiers numéros) :
15 • 6 • 40 • 46 • 07
– Zone B (5 derniers numéros) :
60 • 17 • 33 • 65 • 09
Félicitations aux heureux gagnants
Pas encore gagné ? Gardez le sourire
Rendez-vous au prochain tirage de 14H pour une nouvelle chance.
Jouez dans les centres de jeux ou en ligne : Tapez 590# ou lnbloto.bj
Jouez avec modération et responsabilité. Le jeu doit rester un plaisir.
A TOI DE JOUER #Akaxòa
#LNBSA #XòGbɔnAlɔkpaVo #JeuResponsable #LaChanceAvecModération
Le tribunal d'Abomey-Calavi a condamné, ce mercredi 21 octobre 2026, un jeune homme à une peine de trois mois de prison. Le mis en cause est reconnu coupables des faits de vol de cartons dans un magasin.
Trois mois de prison avec sursis et une amende de 40 000 francs CFA, c'est la sentence rendue par le tribunal d'Abomey-Calavi ce mercredi 21 octobre 2026, dans une affaire de vol présumé de cartons. En cause dans ce dossier, un jeune homme âgé d'une vingtaine d'années.
À la barre, le prévenu a expliqué qu'il exerce une activité de collecte et de revente de cartons vides. Il a affirmé s'être rendu sur les lieux pour récupérer des cartons qu'il considérait comme abandonnés. Sa version a été contestée par le juge, qui a donné lecture du procès-verbal de l'enquête. Selon les éléments rapportés, le jeune homme se serait introduit dans le magasin de la victime pour y prendre les cartons à son insu.
À l'issue de l'examen de l'affaire, le tribunal l'a déclaré coupable des faits de vol et l'a condamné à trois mois d'emprisonnement assortis de sursis, ainsi qu'au paiement d'une amende de 40 000 francs CFA.
La victime était absente au procès.
F. A. A.
Un drame s'est produit dans la soirée du mardi 20 octobre 2026 à Akpatchamè, un village de l'arrondissement de Dodji-Bata, dans la commune de Zè. Un nourrisson d'un mois et demi a perdu la vie dans un accident impliquant un véhicule.
Drame à Akpatchamè. Dans cette localité de la commune de Zè, un chauffeur a fait une mauvaise manœuvre qui a coûté la vie à un nourrisson mardi 20 octobre 2026. Le véhicule ayant occasionné le drame, était stationné depuis plusieurs heures sous un arbre. En raison de la forte chaleur rapporte Boulevard des Infos, une mère de famille a étalé un pagne à l'ombre de cet arbre afin de permettre à ses enfants, un nourrisson et l'aîné, âgé d'environ 5 ans, de se reposer.
Le chauffeur du véhicule, sollicité pour une urgence sanitaire, a décidé de reprendre la route. Il a effectué une marche arrière sans remarquer la présence des deux enfants derrière le véhicule. Dans cette manœuvre, il écrase le nourrisson et son frère.
Alerté par les cris de l'aîné, grièvement blessé, le conducteur descend précipitamment pour constater le drame. Il découvre que le nourrisson avait succombé à ses blessures.
Des agents du commissariat de l'arrondissement d'Adjan se sont rendus sur les lieux pour le constat. Le corps du nourrisson a été inhumé dans la soirée du drame.
Le véhicule ainsi que son conducteur ont été conduits au commissariat d'Adjan.
Une enquête est ouverte pour faire la lumière sur les circonstances de cet accident.
F. A. A.