La consécration d'Angélique Kidjo au Hollywood Walk of Fame suscite la fierté au Bénin. À l'occasion de cette distinction historique, ce mardi 18 août 2026, le président de la République, Romuald Wadagni, a adressé ses félicitations à la star béninoise, devenue la première artiste africaine à recevoir une étoile sur cette célèbre promenade de Los Angeles.
« C'est avec une immense fierté que je salue l'attribution d'une étoile sur le prestigieux Hollywood Walk of Fame à notre compatriote Angélique Kidjo », a déclaré le chef de l'État. Pour Romuald Wadagni, cette reconnaissance dépasse le cadre de la musique. « L'icône béninoise grave son nom dans l'histoire et porte au sommet les rythmes, la créativité et la dignité de toute notre Nation », souligne-t-il.
Quatre décennies de carrière
Cette étoile vient couronner plus de quatre décennies d'une carrière internationale marquée par de nombreux succès. Cinq fois lauréate d'un Grammy Award et auteure de 18 albums, Angélique Kidjo s'est imposée comme l'une des grandes voix africaines sur les scènes internationales.
Son engagement ne se limite pas à la musique. À travers la Fondation Batonga, l'artiste œuvre notamment en faveur de l'éducation et de l'autonomisation des jeunes filles.
« Au-delà de ses quatre décennies de succès et de génie musical, son engagement indéfectible pour l'éducation des jeunes filles force l'admiration », a-t-il relevé.
Alors que son nom est désormais inscrit parmi les grandes figures honorées sur le Hollywood Walk of Fame, Angélique Kidjo continue ainsi de porter les couleurs du Bénin bien au-delà des frontières.
Le 14 août 2026, des positions des forces nigériennes ont été attaquées à Séguédine, dans l'extrême nord du pays. Le Mouvement patriotique pour la liberté et la justice revendique 15 morts dans les rangs des forces de sécurité, un bilan qui n'a pas été confirmé par les autorités. Au-delà de cette incertitude, l'opération révèle l'extension de la contestation armée contre le pouvoir militaire à une région stratégique, située entre routes migratoires, trafics transsahariens et zones aurifères.
Des pertes humaines et d'importants dégâts matériels
Plusieurs membres des forces de défense et de sécurité nigériennes auraient été tués lors d'attaques contre des positions militaires à Séguédine, petite localité du département de Bilma, dans l'extrême nord-est du Niger. Selon des sources sécuritaires et locales citées par l'AFP, les assaillants ont visé des postes de sécurité mixtes, provoquant des pertes humaines et d'importants dégâts matériels. Une partie du camp militaire ainsi que plusieurs véhicules auraient été incendiés. Le Mouvement patriotique pour la liberté et la justice, le MPLJ, a revendiqué l'opération. Le groupe affirme avoir tué 15 membres des forces de défense et de sécurité et en avoir blessé sept. Ce bilan reste toutefois à considérer avec prudence : au moment de la diffusion des premières informations, les autorités nigériennes n'avaient publié aucun communiqué officiel permettant de le confirmer.
Deux positions attaquées
D'après les informations attribuées au MPLJ et relayées par plusieurs médias, deux sites auraient été simultanément ou successivement pris pour cible : le camp de la Garde nationale de Séguédine et une barrière tenue conjointement par la police, la gendarmerie et les services douaniers.Les assaillants auraient surpris une partie des militaires au lever du jour avant de piller et d'incendier la caserne. Des véhicules, des armes et des munitions auraient également été emportés. Certains récits indiquent que les combattants ont contourné les positions militaires de Chirfa et de Dao Timi pour atteindre Séguédine, avant de se retirer vers les reliefs du Djado. Ces éléments, comme le bilan avancé par le groupe rebelle, n'ont pas été vérifiés de manière indépendante. Cette opération ne doit cependant pas être réduite à son seul bilan militaire. Le choix de Séguédine est en lui-même significatif.
Séguédine, un verrou stratégique du désert nigérien
Séguédine est une localité-oasis située dans le vaste désert du Kawar. Elle constitue un point de passage entre Bilma, les zones aurifères du Djado et les routes remontant vers la Libye. Cette partie du territoire nigérien est traversée par des flux multiples : transport de marchandises, circulation de migrants, exploitation artisanale de l'or, contrebande de carburant et trafics transfrontaliers. Les recherches consacrées au nord du Niger montrent notamment que la zone du Djado sert à la fois de bassin aurifère et de point de transit vers la Libye. Dans cet espace immense et faiblement peuplé, maintenir une présence permanente de l'État représente un défi considérable. Les distances entre les postes militaires, la difficulté des communications et la connaissance du terrain dont disposent les groupes armés rendent les positions isolées particulièrement vulnérables. L'attaque de Séguédine montre ainsi que l'insécurité nigérienne ne se limite plus aux foyers djihadistes de Tillabéri, dans l'Ouest, ou de Diffa, dans le Sud-Est.
Une rébellion distincte des groupes djihadistes
Le MPLJ se présente comme un mouvement politico-militaire opposé au régime issu du coup d'État du 26 juillet 2023. Il réclame notamment la libération de l'ancien président Mohamed Bazoum et le rétablissement de l'ordre constitutionnel. Cette revendication distingue formellement le mouvement des organisations djihadistes affiliées au Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans ou à l'État islamique au Sahel. Le MPLJ inscrit son combat dans une confrontation politique avec le pouvoir du général Abdourahamane Tiani.Mais cette distinction idéologique ne diminue pas la portée sécuritaire de ses opérations. Depuis le renversement de Mohamed Bazoum, plusieurs fronts armés ont émergé ou repris leurs activités dans différentes régions du pays. Certains ont ciblé les forces de sécurité ; d'autres ont cherché à frapper les infrastructures économiques afin de priver le pouvoir militaire de ressources. Le secteur pétrolier est devenu l'un des principaux points de pression. Des groupes rebelles ont déjà revendiqué des actions contre l'oléoduc Niger-Bénin, une infrastructure de près de 2 000 kilomètres conçue pour transporter le pétrole du champ d'Agadem jusqu'au port béninois de Sèmè-Kpodji. Reuters Le MPLJ a lui-même placé la contestation de l'exploitation des ressources naturelles au centre de son discours, accusant le pouvoir et ses partenaires étrangers de tirer profit du pétrole nigérien sans retombées suffisantes pour la population.
Un défi politique pour le régime militaire
L'attaque de Séguédine intervient dans un contexte particulièrement sensible pour les autorités de transition. Le coup d'État de juillet 2023 avait notamment été justifié par la dégradation de la situation sécuritaire et par l'incapacité supposée du pouvoir civil à protéger le territoire.Trois ans plus tard, le Niger reste confronté à plusieurs menaces simultanées : les groupes djihadistes dans l'Ouest et le Sud-Est, les attaques contre les infrastructures pétrolières et, désormais, une activité rebelle plus visible dans le Nord. Cette dispersion géographique oblige l'armée à répartir ses moyens sur un territoire de plus de 1,2 million de kilomètres carrés. Elle fragilise également le récit du pouvoir, qui présente la rupture avec les anciens partenaires occidentaux et le rapprochement avec les pays de l'Alliance des États du Sahel comme les fondements d'une souveraineté sécuritaire retrouvée. L'absence de communication officielle sur Séguédine nourrit par ailleurs les interrogations. Dans les conflits asymétriques, le silence de l'État laisse souvent aux groupes armés la possibilité d'imposer leur propre bilan et de transformer une opération militaire en victoire médiatique. L'enjeu pour Niamey dépasse donc la confirmation du nombre de victimes. Il consiste à déterminer si l'attaque est une action ponctuelle ou le signe d'une implantation plus durable du MPLJ dans le Kawar. Car si le mouvement parvient à renouveler ce type d'opération, le pouvoir nigérien devra faire face à une réalité plus complexe : non plus seulement contenir la menace djihadiste aux frontières du Mali, du Burkina Faso et du Nigeria, mais empêcher l'installation d'un véritable front rebelle dans son immense Nord désertique.
Au Bénin, de nouvelles offres de formation seront ouvertes dans les lycées techniques professionnels à partir de la rentrée scolaire 2026-2027. L'information est rendue publique ce mardi 18 août 2026, à travers un communiqué de presse.
Selon ce communiqué, ces nouvelles offres de formation conduisent à l'obtention du Diplôme de Technicien aux Métiers (DTM), et portent sur les Métiers de l'électricité ; les Energies renouvelables ; le Froid sanitaire et conditionnement d'air ; la Maintenance électronique, option multimédia ; Technicien réseau et sécurité informatique ; Maintenance des voitures particulières ; Réalisation de gros œuvres ; Géomètre topographe ; et Technicien d'études de bâtiment.
L'intégralité du communiqué et les détails sur les débouchés
Les huit finalistes de la 9ᵉ édition du Prix Pierre Castel sont connus. Après plusieurs mois de sélection, ces entrepreneurs ont été retenus pour représenter leurs pays lors de la finale panafricaine, prévue le 30 septembre 2026 à Cotonou. Marietta Gorounbodou va défendre les couleurs du Bénin.
Une sélection menée auprès de milliers de candidats
Près de 3 500 entrepreneurs avaient pris part à cette édition du Prix Pierre Castel 2026. À l'issue d'un processus de sélection comprenant des évaluations, des visites de terrain et les délibérations de jurys nationaux, 46 candidats avaient été présélectionnés.
Les différentes phases nationales ont permis de retenir huit entrepreneurs issus de plusieurs pays africains. Il s'agit de Marietta Gorounbodou, fondatrice d'Agro Hikari au Bénin ; Ben Ahmad Tapsoba de SAW au Burkina Faso ; Inza Bakayoko, représentant Roliann – EcoScan en Côte d'Ivoire ; et Riter Metiayim de Bio Top Commodity au Cameroun.
La République démocratique du Congo est représentée par Régine Tika de Safia Group et Herman Mwembo de Starry Service. Tinhinane Larab, fondatrice d'Aquatic Tina Marine, représentera l'Algérie, tandis que Herilaza Rakotonirina de Sakafo Madagascar portera les couleurs de Madagascar.
Des initiatives axées sur la transformation des systèmes alimentaires
Les huit lauréats évoluent dans des domaines liés notamment à l'agriculture, l'aquaculture, l'agro-transformation, l'AgriTech et l'économie circulaire.
Malgré la diversité de leurs activités, leurs initiatives répondent à des enjeux communs : améliorer la productivité, valoriser les ressources locales, moderniser les pratiques agricoles et développer de nouvelles opportunités économiques.
À travers leurs solutions, ces entrepreneurs contribuent également au développement de chaînes de valeur agricoles plus résilientes et inclusives. Leurs projets illustrent ainsi la diversité des innovations développées par les acteurs des systèmes alimentaires africains.
Une finale panafricaine prévue à Cotonou
La prochaine étape de la compétition sera la finale panafricaine du Prix Pierre Castel 2026. Elle se tiendra le 30 septembre à Cotonou et réunira les huit lauréats nationaux.
Cette ultime phase permettra de désigner le lauréat continental de cette 9ᵉ édition. Elle mettra en lumière des entrepreneurs engagés dans la transformation des secteurs agricoles et alimentaires et dans la recherche de solutions adaptées aux réalités des différents territoires africains.
F. A. A.
Le Prix mondial de l'eau Mohammed Bin Rashid Al Maktoum vient d'être lancé. Cette cinquième édition est ouverte aux innovateurs, porteurs de projets et développeurs de solutions technologiques à travers le monde.
Le Prix mondial de l'eau Mohammed Bin Rashid Al Maktoum ouvre les candidatures de sa cinquième édition aux innovateurs, porteurs de projets et développeurs de solutions technologiques capables de contribuer à relever le défi mondial de l'eau et à servir les communautés à travers le monde.
Pour sa cinquième édition, le Prix encourage les innovations qui utilisent les technologies avancées, notamment l'intelligence artificielle et l'apprentissage automatique, afin de développer des solutions plus efficaces et durables, tout en renforçant leur capacité à être déployées à grande échelle et à bénéficier au plus grand nombre.
D'une valeur totale de 1 million de dollars américains, le Prix comprend quatre catégories principales : Prix des projets innovants, Prix de l'innovation en recherche et développement, Prix des innovations individuelles et Prix des solutions innovantes pour les crises.
Le Prix offre aux innovateurs, chercheurs et organisations développant des solutions durables dans les domaines de l'eau et des énergies renouvelables une plateforme internationale pour présenter leurs innovations et contribuer à la mise au point de solutions concrètes aux défis liés à la pénurie d'eau.
Au cours de ses quatre éditions précédentes, le Prix a récompensé 43 lauréats issus de 26 pays. Les projets primés ont contribué à étendre l'accès à l'eau et à apporter des solutions innovantes à des millions de bénéficiaires dans différentes régions du monde.
Pour l'édition 2026, le Prix accorde une importance accrue à la transformation numérique, en encourageant les projets qui utilisent l'intelligence artificielle et les technologies numériques pour améliorer la surveillance, renforcer l'efficacité opérationnelle et optimiser les solutions dans le secteur de l'eau.
La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 30 septembre 2026.
Pour découvrir le Prix, ses catégories, les conditions de participation et soumettre une candidature, il faut consulter le site officiel du Prix mondial de l'eau Mohammed Bin Rashid Al Maktoum.
Le maire de Cotonou, Luc Gnacadja a été élu président de l'Association Nationale des Communes du Bénin (ANCB), ce mardi 18 août 2026, à l'issue de la mise en place du nouveau bureau.
Luc Gnacadja succède à Luc Sètondji Atrokpo, à la tête de l'Association Nationale des Communes du Bénin (ANCB).
Architecte de formation, ancien ministre de l'Environnement, de l'Habitat et de l'Urbanisme et ancien secrétaire exécutif de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, le nouveau président de l'ANCB dispose d'une expérience à la fois nationale et internationale dans les domaines de l'aménagement, de l'environnement et de la gouvernance.
L'ex président de l'ANCB, Luc Sètondji Atrokpo a été élu député à l'Assemblée nationale à l'issue des dernières élections législatives.
L'Association nationale des communes du Bénin (ANCB) est la faîtière qui regroupe les 77 communes. Elle constitue un cadre de concertation et de représentation des collectivités territoriales auprès de l'État et des partenaires. L'association œuvre notamment à la défense des intérêts des communes, au renforcement de la décentralisation et à l'amélioration de la gouvernance locale.
M. M.
LE NOUVEAU BUREAU DE L'ANCB
Président : Luc Gnacadja, maire de Cotonou ;
1er vice-président : Idrissou Yaya, maire de Djougou ;
2e vice-président : Christian Houétchénou, maire de Ouidah ;
Secrétaire général : Zul Kifly Zakarié, maire de Parakou ;
Trésorier général : Auguste Ayihounhin, maire de Covè.
Avec 533 590 tonnes de coton-graine produites au titre de la campagne agricole 2025-2026, le Bénin conserve la première place du classement cotonnier en Afrique de l'Ouest. Cette performance intervient dans un contexte de baisse significative de la production nationale.
Le Bénin maintient sa place de leader dans le domaine de la production cotonnière en Afrique de l'Ouest. Et ce, malgré une production en baisse au cours de la campagne agricole 2025-2026 (un recul de 16,3 % de sa production sur un an). Le pays demeure premier producteur dans la sous-région devant le Mali et le Burkina Faso, respectivement 2e et 3e producteur. Selon les données compilées par le Programme régional de production intégrée du coton en Afrique (PrPica), le Bénin reste ainsi le premier producteur de coton de la région, malgré le recul observé sur sa production pendant un an. Cette baisse prolonge le repli déjà enregistré lors de la campagne précédente.
La tendance est également à la baisse à l'échelle régionale. Dans les huit pays suivis par le PrPica, la production cumulée est passée d'environ 2,31 millions de tonnes en 2024-2025 à 1,98 million de tonnes en 2025-2026, soit une diminution de 14,2 %. Sur deux campagnes, la région a ainsi enregistré une baisse proche du quart de sa production cotonnière.
Le Mali est le pays qui contribue le plus fortement à cette contreperformance. Sa récolte s'est établie à 397 540 tonnes, en recul de 39,5 %. Le PrPica attribue notamment cette baisse aux attaques de jassides, des insectes ravageurs du cotonnier, ainsi qu'aux irrégularités des précipitations observées dans plusieurs pays producteurs.
À l'inverse, le Burkina Faso a enregistré une progression de 7 %. Avec 313 042 tonnes, il occupe la troisième place du classement régional, derrière le Bénin et le Mali. Il est suivi par la Côte d'Ivoire, dont la production a légèrement diminué de 0,4 %, à 310 407 tonnes, et par le Cameroun, qui a enregistré une baisse de 11,9 %, à 250 722 tonnes.
Les écarts entre les pays se manifestent également au niveau des rendements. Le Cameroun, selon les dernières statistiques, arrive en tête avec 1 268 kg de coton à l'hectare, devant le Sénégal, avec 1 235 kg/ha, et la Côte d'Ivoire, avec 1 069 kg/ha. Le Mali et le Tchad affichent les rendements les plus faibles, avec respectivement 745 kg/ha et 545 kg/ha.
Certains producteurs ont néanmoins enregistré des performances en nette progression. Le Sénégal se distingue notamment avec une hausse de 62,2 % de sa production, qui atteint 25 166 tonnes. Le Togo et le Tchad affichent également des progressions de 30,3 %, portant leurs récoltes respectives à 78 706 tonnes et 75 268 tonnes.
Ainsi, malgré la baisse de sa production, le Bénin maintient son leadership régional. Cette position intervient cependant dans un contexte marqué par une contraction générale de la production cotonnière ouest-africaine, sous l'effet notamment des contraintes phytosanitaires et des conditions pluviométriques irrégulières.
F. A. A.
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Mardi 18 Août 2026 (14H)
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Le navire-citerne Ottoman Sincerity a quitté, le 14 août 2026, le terminal maritime de Sèmè-Kpodji après avoir embarqué une cargaison d'un million de barils de pétrole brut nigérien « Meleck ». Cette opération constitue la première cargaison commercialisée conjointement par la Société nigérienne du pétrole (SONIDEP) et le groupe algérien Sonatrach, dans le cadre de l'accord conclu entre les deux entreprises le 22 juillet 2026.
Le pétrole brut nigérien coule sur les côtes béninoises. Une cargaison d'un million de barils a embarqué le 14 août 2026. Ce chargement selon La Marina, a été effectué sous la supervision d'une mission mixte présente à Cotonou du 9 au 15 août. À l'issue des opérations, Ottoman Sincerity a levé l'ancre avec cette première cargaison destinée aux marchés internationaux.
Sèmè-Kpodji, une infrastructure essentielle pour le pétrole nigérien
Cette opération confirme l'importance stratégique du Bénin dans l'acheminement du pétrole brut nigérien. Enclavé et dépourvu d'accès direct à la mer, le Niger dépend de l'oléoduc transfrontalier de quelque 2 000 kilomètres développé par CNPC/WAPCO pour transporter sa production depuis le bassin pétrolier d'Agadem jusqu'au littoral béninois.
Sur les 2 000 kilomètres de l'infrastructure, environ 675 kilomètres traversent le territoire béninois. Le terminal de Sèmè-Kpodji constitue ainsi le principal point d'évacuation maritime du brut nigérien vers les marchés extérieurs.
Les exportations pétrolières via cette infrastructure se poursuivent malgré la fermeture de la frontière terrestre entre le Bénin et le Niger intervenue en 2023. La continuité de ces opérations illustre le caractère stratégique du corridor pétrolier pour les deux pays.
Une opération aux enjeux économiques et diplomatiques
Le départ de cette cargaison intervient alors que les relations entre Cotonou et Niamey connaissent une phase d'apaisement. Cette dynamique a notamment été marquée par le déplacement du président Romuald Wadagni à Niamey le 2 juin 2026.
Les questions liées au transport du pétrole et à la réouverture de la frontière terrestre demeurent toutefois distinctes. Un comité d'experts bénino-nigérien travaille sur les conditions d'une reprise complète des échanges, mais aucune date officielle n'a encore été annoncée.
Sur le plan économique, le transit du pétrole nigérien constitue une source de revenus pour le Bénin à travers les droits et prestations liés à l'acheminement et à l'exportation du brut. La poursuite des opérations à Sèmè-Kpodji contribue ainsi à renforcer la vocation du pays comme plateforme logistique et énergétique régionale.
L'entrée de Sonatrach dans la commercialisation du brut nigérien pourrait par ailleurs donner une nouvelle dimension à ce corridor pétrolier, en diversifiant les partenaires commerciaux et en renforçant le rôle du terminal béninois dans l'accès du pétrole nigérien aux marchés internationaux.
F. A. A.
A Zakpo Adagamè, une localité de la commune de Bohicon, dans le département du Zou, le chauffeur d'un camion benne a perdu le contrôle et percuté plusieurs installations électriques de la Société béninoise d'énergie électrique (SBEE) dans la soirée de ce lundi 17 août 2026. Un point de vente de l'essence de contrebande a été également touché, mais l'incendie ne s'est pas déclaré.
Plus de peur que de mal après l'accident d'un camion à Bohicon. Le chauffeur a perdu le contrôle de son véhicule et percuté plusieurs installations électriques dans la soirée de ce lundi 17 août 2026, à Zakpo Adagamè.
Le camion a d'abord traversé le trottoir, avant de percuter un poteau électrique et un autre de haute tension. Un point de vente de l'essence de contrebande a été également touché. Selon le bilan du propriétaire, sept bouteilles de 20 litres d'essence et plusieurs autres bouteilles de petites capacités ont été renversées. Ce qui porte à plus de 150 litres, la perte enregistrée sur son étalage.
Une équipe de la SBEE s'est dépêchée sur les lieux pour examiner les dégâts et rétablir la fourniture de l'énergie électrique.
Aucun blessé ni de perte en vie humaine n'a été enregistré. L'éclatement de deux pneus du véhicule serait à l'origine de l'accident.
F. A. A.
La Bibliothèque nationale du Bénin lance, à partir de ce mercredi 19 août 2026, « Parole d'auteurs », une série de rencontres littéraires destinées à rapprocher les auteurs du public et à célébrer la richesse de la création littéraire béninoise.
Pendant près d'un mois, huit auteurs béninois se succéderont dans la salle d'animation de la Bibliothèque nationale, à Porto-Novo, pour partager leurs œuvres, leurs parcours et leurs expériences avec les amoureux du livre.
Ces rencontres, ouvertes aux enseignants, chercheurs, étudiants, élèves et à tous les passionnés de littérature, seront placées sous le signe de l'échange, de la découverte et de l'inspiration.
Le premier rendez-vous est prévu ce mercredi 19 août. Les rencontres se poursuivront jusqu'au 11 septembre, les mercredis de 15 h à 17 h et les vendredis de 9 h à 11 h.
À travers cette initiative, la Bibliothèque nationale du Bénin entend renforcer son rôle dans la promotion du livre, de la lecture et de la création littéraire nationale. L'entrée est libre et gratuite.
LES RÉSULTATS LOTO FORTUNE SONT LÀ !
TIRAGE N°132/26
Mardi 18 août 2026 (11H)
52 • 87 • 83 • 90 • 28
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Jouez dans les centres de jeux de la LNB ou en ligne : Tapez 590# ou lnbloto.bj
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Les travaux de la première session extraordinaire du Conseil économique et social (CES) s'ouvrent ce mardi 18 août 2026.
La première session extraordinaire du Conseil économique et social (CES) démarre ce mardi 18 août 2026. Deux principales activités seront au cœur des travaux. Il s'agit de l'examen et l'adoption du nouveau règlement intérieur de l'institution. Cette étape cruciale vise à adapter le fonctionnement interne du CES aux exigences des récentes réformes de sa loi organique, promulguée en juillet 2026.
Le Plan stratégique 2027-2031 du Conseil sera officiellement lancé au cours de cette session. Cette importante activité sera l'occasion pour les participants de donner le coup d'envoi officiel de l'élaboration de cet outil de gouvernance moderne, pensé pour inscrire l'action de l'institution dans une dynamique prospective à long terme.
Les travaux prévus pour durer trois jours, sont placés sous la présidence de Abdoulaye Bio Tchané, président du CES.
F. A. A.
La chanteuse béninoise Angélique Kidjo sera honorée ce mardi 18 août 2026 d'une étoile sur le célèbre Hollywood Walk of Fame, à Los Angeles. À la veille de cette cérémonie historique, le gouvernement béninois salue une distinction qui vient couronner quatre décennies d'une carrière internationale exceptionnelle.
Une nouvelle consécration pour Angélique Kidjo. La chambre de commerce de Hollywood dévoilera, ce mardi 18 août, la 2854 étoile du Hollywood Walk of Fame au nom de la star béninoise dans la catégorie « enregistrement ».
Avec cette distinction, Angélique Kidjo devient la première artiste africaine à recevoir une étoile sur le Hollywood Walk of Fame. Une reconnaissance qui, selon le gouvernement béninois, vient consacrer une carrière qui a contribué à faire rayonner les musiques d'Afrique de l'Ouest sur les plus grandes scènes internationales.
Cinq fois lauréate d'un Grammy Award et auteure de 18 albums, Angélique Kidjo figure également parmi les personnalités les plus reconnues du continent et du monde. Elle a notamment été classée par le magazine Time parmi les 100 personnalités les plus influentes de la planète et désignée par Forbes comme la femme la plus influente d'Afrique.
« Au-delà de son œuvre musicale, elle porte, à travers la fondation Batonga qu'elle a créée, un engagement constant pour l'éducation et l'autonomisation des filles au Bénin et au Sénégal, prolongeant sur le terrain social le rayonnement qu'elle offre à son pays sur les grandes scènes internationales enregistrement », ajoute le gouvernement Béninois.
Le Bénin représenté à Los Angeles
Pour marquer l'importance de cette consécration, le président de la République, Romuald Wadagni, a dépêché à Los Angeles le ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine, Yassine Latoundji, ainsi que l'ambassadeur du Bénin aux États-Unis, Agniola Ahouanmenou. Le gouvernement adresse à Angélique Kidjo, « au nom du peuple béninois tout entier, ses plus vives et chaleureuses félicitations ».
Le Hollywood Walk of Fame est une célèbre promenade située à Los Angeles, aux États-Unis, connue pour ses milliers d'étoiles dédiées aux personnalités qui ont marqué l'industrie du divertissement. Les étoiles récompensent des artistes et professionnels dans plusieurs catégories, notamment le cinéma, la télévision, la musique, la radio et le spectacle vivant. Chaque étoile porte le nom de la personnalité honorée et est incrustée dans le trottoir de Hollywood Boulevard.
Les conducteurs ou propriétaires de taxi-moto (zémidjan) qui se sont acquittés du paiement de leurs droits et taxes jusqu'à la date du 30 juin 2026 incluse, peuvent retirer leurs cartes de droit-taxi. La mairie de Cotonou à travers un communiqué en date de ce lundi 17 août 2026, porte l'information à la connaissance des concernés.
Les cartes de droit-taxi sont déjà disponibles pour les conducteurs ou propriétaires de taxi-moto qui se sont acquittés du paiement de leurs droits et taxes jusqu'à la date du 30 juin 2026.
A travers un communiqué rendu public ce lundi 17 août 2026, et signé du secrétaire exécutif de la mairie de Cotonou, les bénéficiaires sont conviés à procéder au retrait desdites cartes tous les jours ouvrables, de 08 heures à 12 heures précises les matins et de 14 heures à 17 heures précises les soirs. Ces retraits se feront au lieu de dépôt des dossiers.
Trois ressortissants chinois ont comparu ce lundi 17 août 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Ils sont poursuivis pour « prêts usuraires, harcèlement de créanciers et blanchiment de capitaux ».
Des chinois devant la CRIET ce lundi 17 août. Au nombre de trois selon Bip radio, les mis en cause sont poursuivis pour « prêts usuraires, harcèlement de créanciers et blanchiment de capitaux ».
Lors de l'audience, un interprète a été commis pour traduire les échanges du mandarin vers le français et vice-versa.
À la barre, les trois prévenus ont tous plaidé non coupables. Le juge a confirmé leur maintien en détention provisoire. L'affaire a été renvoyée au 31 août 2026 pour continuation.
F. A. A.
Depuis sa création en juillet 2021 par le Décret n°2021-391 du 21 juillet 2021, adopté en Conseil des ministres, l'Institut National de la Femme (INF) a déjà enregistrées plus de 8000 plaintes. La présidente, Huguette B. Gnacadja, a rappelé les motifs des dénonciations lors d'une émission sur la Radio nationale ce dimanche 16 août 2026.
Dans sa mission de lutte contre toutes les formes de discrimination et de violence à l'égard de la femme, l'Institut National de la Femme a enregistré depuis sa création en 2021, plus de 8000 plaintes. C'est ce qu'a confié la présidente, Huguette B. Gnacadja ce dimanche 16 août 2026, sur la Radio nationale.
Sur ce nombre total de plaintes, 1078 décisions de justice ont été rendues. « Le mode de silence est brisé », a-t-elle affirmé fière de ce que la plupart des dénonciations soient faites par des hommes. « Je suis contente de dire que nous avons 8000 plaintes, parce que ça fait 8000 personnes qui ont décidé de ne plus se taire », s'est réjouie la présidente.
A l'en croire, le nombre de plaintes grimpe chaque année. A titre indicatif, elle a évoqué la période allant du dernier trimestre de l'année 2024 à la date d'aujourd'hui. Période au cours de laquelle les plaintes selon ses explications, ont « littéralement » doublé.
Ces dénonciations selon Huguette B. Gnacadja, portent pour la plupart sur des viols mineures et les violences sexuelles. A cela s'ajoute des cas de violence physique et psychologique (domestique, et intra-familiale), liés aux questions de paiement de pensions alimentaires et de garde d'enfants, mettant en cause pour la plupart, les époux et les beaux-frères.
Les plaintes enregistrées à l'INF selon la présidente sont également liées à l'exercice de la profession de son choix. Les violences patrimoniales, ou économiques liées aux confiscations des avoirs des femmes, à la volonté de contrôler leurs revenus, etc, a expliqué Huguette B. Gnacadja.
À travers l'enregistrement et le suivi de ces plaintes, l'Institut National de la Femme entend ainsi renforcer la lutte contre les différentes formes de violences et de discriminations à l'égard des femmes au Bénin.
F. A. A.
À quelques semaines de la Coupe du monde féminine U20 2026 en Pologne, les Amazones U20 du Bénin poursuivent leur préparation en France. Après plusieurs séances d'entraînement, la sélection béninoise a lancé sa série de matchs amicaux par une victoire écrasante face à l'équipe senior de l'AASS Sarcelles.
Une large victoire face à Sarcelles
Pour leur première rencontre de préparation en France, les joueuses dirigées par Ouzérou Abdoulaye se sont largement imposées sur un score de 7-2. Romaine Gandonou s'est particulièrement illustrée en inscrivant cinq buts, tandis que Germaine Honfo a contribué au succès béninois avec un doublé. Cette première sortie a permis au staff technique d'évaluer les acquis du groupe après les premières semaines de travail et d'identifier les derniers ajustements à effectuer.
Au-delà du résultat, cette rencontre constitue un premier repère pour les Amazones U20, qui doivent progressivement monter en puissance en vue de leur participation à la compétition mondiale.
Trois autres matchs amicaux au programme
La préparation des Béninoises se poursuit avec plusieurs séances d'entraînement et trois autres matchs amicaux programmés dans les prochains jours.
Ces différentes confrontations doivent permettre au sélectionneur national de renforcer les automatismes, d'accroître le rythme de compétition et d'évaluer les joueuses face à des adversaires aux profils différents.
Après cette première victoire contre Sarcelles, les Amazones U20 disposent ainsi de plusieurs rendez-vous pour poursuivre leur montée en puissance avant les échéances internationales.
Le calendrier des autres matchs
15 août : AASS Sarcelles (équipe senior) – Bénin 2-7
23 août : FC Fleury U19 – Bénin U20
27 août : France U20 – Bénin U20
30 août : Paris FC U19 – Bénin U20
Après leur stage en France, la sélection nationale va rallier Pologne le 1er septembre 2026, pour la compétition prévue pour se dérouler du 5 au 27 septembre 2026.
F. A. A.
LES RÉSULTATS DOUBLE CHANCE
LOTO FORTUNE Tirage N°131
Lundi 17 Août 2026 (14H)
– Zone A (5 premiers numéros) :
13 • 58 • 34 • 24 • 70
– Zone B (5 derniers numéros) :
16 • 74 • 20 • 46 • 69
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La journaliste écrivaine béninoise, Carmen Fifamè Toudonou, s'impose davantage sur la scène littéraire africaine et internationale avec deux distinctions obtenues pour son roman Paria. L'ouvrage a reçu la mention « Shéhérazade » du Grand Prix Lire + Afrique 2025 ainsi que le Prix du roman africain 2026 du FILIGA.
Publié en 2025 par My African Clichés et Vénus d'Ébène, le roman compte 396 pages. Dans un entretien accordé à Chrys Amegan pour Fémicriture, l'auteure béninoise revient sur les choix narratifs et historiques qui ont guidé l'écriture de cette œuvre, notamment le choix de faire de Menet, un eunuque, le narrateur principal.
Donner une voix à ceux qui en ont été privés
Le choix d'une femme pour raconter l'histoire d'un homme privé de virilité peut soulever la question de l'appropriation d'une expérience qui n'est pas la sienne. Carmen Toudonou assume pleinement cette démarche, qu'elle considère comme relevant de la liberté de création de l'écrivain. Selon elle, l'auteur peut être amené à prendre la parole au nom de personnes qui ne l'ont pas, ne l'ont plus ou n'ont jamais eu la possibilité de la faire entendre.
Pour construire le personnage de Menet, l'écrivaine a entrepris d'importantes recherches documentaires. Elle espérait notamment trouver des traces écrites laissées par un eunuque africain déporté en Orient. Ses recherches n'ont toutefois livré que peu de résultats : un document fragmentaire et quelques phrases attribuées à un homme présenté comme le « dernier eunuque de l'Empire ottoman », recueillies par un journaliste de l'époque.
Cette absence de témoignages a contribué à orienter le projet littéraire de Paria. Carmen Toudonou a choisi de redonner symboliquement une voix à ces hommes, mais aussi aux femmes dont l'humanité a été profondément niée par les systèmes de domination et d'asservissement.
Puisque ces personnages historiques ne peuvent plus témoigner directement, l'auteure a choisi de les faire raconter eux-mêmes leur histoire à travers la fiction. Menet devient ainsi le porte-parole d'une mémoire largement absente des sources disponibles.
Menet, figure de la survie
Dans Paria, Menet ne se présente pas comme un personnage constamment animé par la volonté de se révolter. Il s'adapte à sa condition, sert ceux qui le dominent et peut même éprouver de l'attachement pour certaines personnes impliquées dans son destin. À l'inverse, Djalil représente la révolte armée, à travers une figure de soulèvement située mille ans plus tôt.
Cette opposition entre survie et rébellion constitue l'un des enjeux du roman. Elle pourrait donner l'impression d'une forme de résignation face à la servitude. Carmen Toudonou défend cependant une approche plus nuancée.
Ses recherches dans les sources arabes de l'époque l'ont notamment confrontée à des représentations ouvertement racistes des Noirs, présentés comme un peuple naturellement disposé à accepter l'esclavage. En approfondissant ses recherches, elle a découvert que les esclaves noirs du monde oriental, comme ceux réduits en esclavage dans d'autres régions, s'étaient régulièrement soulevés contre leur condition.
L'auteure a donc voulu éviter une représentation uniforme de l'esclavage. Certains esclaves ont pu se soumettre pour survivre, tandis que d'autres ont choisi la révolte. Deux importants soulèvements d'esclaves noirs dans le monde oriental occupent ainsi une place dans sa réflexion et dans le roman.
La plume comme forme de révolte
Le personnage de Menet n'est d'ailleurs pas totalement étranger à l'idée de rébellion. Son admiration pour Djalil s'accompagne d'un profond regret de ne pas avoir lui-même pu se soulever. À travers le récit qu'il construit, il transforme finalement l'écriture en moyen de résistance.
Cette dimension donne au roman une portée symbolique particulière. Là où Djalil choisit les armes pour contester l'ordre qui lui est imposé, Menet choisit la parole et l'écriture. Son récit devient ainsi une autre forme de refus de la condition qui lui a été assignée.
Avec Paria, Carmen Fifamè Toudonou explore donc la mémoire de l'esclavage, la privation de parole et les différentes formes de résistance face à la domination. Les distinctions obtenues par le roman viennent consacrer une œuvre qui entend restituer une voix à des figures longtemps marginalisées par l'histoire.
F. A. A.